Ebooks : Témoignage de David Forrest auteur à succès et auto édité

David Forrest interview autoéditionDavid Forrest s’est lancé dans l’auto édition il y a quelques mois seulement, et déjà son livre numérique « En série – Journal d’un tueur»  est un succès et se classe parmi les meilleures ventes sur Kindle et iBookstore. Même Amazon pour le lancement de Kindle France s’est appuyé sur cet ebook pour vanter les mérites de l’auto édition, en citant le livre de David Forrest dans ses communiqués de presse.
Aujourd’hui cet auteur fait avec nous le point, découvrez son témoignage passionnant : impressions expérience et même des chiffres !

Impressions et bilan de D. Forrest : « En cette période où l’Europe et la justice américaine se penchent sur le marché des ebooks et les soupçons d’entente entre diffuseurs numériques et éditeurs et où le marché du livre frémit face à la nouvelle taxation à 7%, l’auto-édition reste discrète… et pourtant, cette dernière se fait timidement une place dans l’univers naissant du livre numérique français qui semble suivre le chemin du plus mature marché américain.
Pour rappel, aux USA, des auteurs auto-édités se sont hissés au top des ventes numériques, comme John Locke ou Amanda Hocking qui ont tous deux dépassé la barre symbolique du million de livres vendus sur Amazon.com. Ces auteurs, courtisés par les éditeurs traditionnels, sont devenus des acteurs incontournables du marché du livre outre-Atlantique et sont devenus le fer de lance de l’auto-édition, considérée désormais comme une voie respectable alors qu’en France elle reste encore dédaignée, trop généralement vue comme une “dernière chance après s’être heurté à des refus systématiques des éditeurs traditionnels”.

En serie David Forrest Ebooks IDBOOX

Expérience : « En France, dans une toute autre mesure (pour le moment ?), des auteurs autoédités ont désormais la chance de proposer directement leurs œuvres au public sur l’iBookstore, la boutique Kindle ou fnac.com, pour ne citer que ces librairies virtuelles. Cette possibilité n’empêche heureusement pas une vraie sélection, bien au contraire : le choix revient au public, des plus impitoyables.
Je précise également que je me suis dès le début refusé aux pratiques douteuses qu’on croise beaucoup trop sur les librairies numériques, comme les faux avis dithyrambiques en pagaille (de pseudonymes qui ne critiquent que les livres du même auteur autoédité… ou du même éditeur, d’ailleurs), la censure d’avis négatifs (les librairies en ligne ne vérifient pas toujours qu’un avis “signalé comme abusif” se justifie en tant que tel) ou les multiples achats de son propre livre numérique sous plusieurs pseudonymes, afin de propulser ce dernier en haut des classements.
Comme quoi l’honnêteté peut payer ! Et après tout, sur la longueur, ces pratiques scandaleuses ne font pas long feu : les lecteurs comprennent vite la combine et vont vite, je l’espère, devenir plus prudents… D’ailleurs, à chaque occasion, j’encourage les acheteurs de livres numériques à se pencher d’abord sur l’extrait gratuit disponible pour tous les livres sur certaines librairies en ligne (Amazon, iBookstore) avant d’acheter quoi que ce soit. Ce n’est pas encore un réflexe, mais ça doit le devenir.

Des chiffres ! « Pour l’iBookstore, je n’ai de rapports de vente qu’à 60 jours, aussi les derniers chiffres en ma possession, soit un petit millier d’exemplaires (1312 exactement à ce jour) de “En Série” entre mai et octobre 2011, ne sont pas à jour.
Pour l’anecdote, les volumes de vente sur Amazon.fr ont rejoint les ceux de l’iBookstore en trois fois moins de temps, signe que le marché décolle pour de bon en France. Jusqu’ici, les volumes de vente hebdomadaire augmentent chaque semaine de +20% à +40%, avec un classement stable.
Quant à la Fnac, les chiffres ne me seront également communiqués que plus tard, sur le même modèle que l’iBookstore.»
David Forrest a eu la gentillesse de nous donner accès aux chiffres de vente de son livre électronique sur Amazon.
Sur Amazon US entre novembre et décembre il s’est vendu 6 exemplaires.
Sur Amazon UK 3 exemplaires sur l’Allemagne 1 exemplaire sur la France 1080 exemplaires (entre le 23 novembre et le 12 décembre) !

Découvrez et téléchargez les livres de D. Forrest :
Nouveau Départ Nouveau départ - David Forrest
En Série Journal d’un tueur En série - Journal d'un tueur - David Forrest

Petit Ange
Petit ange - David Forrest

Promise Promise - David Forrest

chiffres David Forrest Ebooks IDBOOX

 

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7 réflexions sur “Ebooks : Témoignage de David Forrest auteur à succès et auto édité”

  1. Franchement j’ai lu son bouquin, et c’est vraiment pas terrible, le style est très immature, l’histoire pas aboutie, je ne conseillerai pas du tout David Forrest

  2. Notre grand avantage par rapport aux maisons d’éditions traditionnelles vient des prix : elles n’accepteront jamais la publication à moins de 2 ou 3 euros (sauf cas particuliers).

  3. Maxime frantini

    Bonjour M. Forrest,

    Tout d’abord, félécitations pour vos ouvrages et votre succès. J’ai suivi un parcours assez proche du votre, et mon retour d’expérience est assez différent.
    Mes ouvrages sont proposés sur Amazon et Ibookstore, avec des fortunes opposées.

    Sur IBookstore, “Journal d’un hacker” fait partie des romans très bien vendus pour mon plus grand bonheur. Par contre, sur Amazon, c’est la consternation, très peu de ventes. La différence ? la politique de mise en avant des titres. Il est en fait très difficile pour un écrivain auto-édité d’obtenir de la visibilité sur Amazon d’une part en raison de la présentaiton du site, moins pratique que celle de l’Ibookstore qui propose plus de visuels sur une même page, et donc moins de pages à consulter, et d’autre part en raison de cette étrange particularité qui consiste à exclure des sélections “petits prix” les ouvrages pas assez populaires. Du coup, la visibilité d’un auteur encore inconnu est nettement moindre, et ses chances de devenir populaire diminuent d’autant.

    C’est vrai qu’il est possible, pour des auteurs auto-publiés, de percer sur le marché de l’Ebook, mais c’est de moins en moins le cas, la porte est en train de se refermer, les éditeurs ayant clairement mis les moyens pour occuper le terrain.

    Dommage pour les lecteurs qui cherchent de nouvelles expériences trop rarement proposées par l’édition traditionnelle. L’ebook est pourant le moyen idéal de lancer sans grand risque des auteurs prometteurs et de les soumettre au seul jugement critique qui compte, impitoyable comme vous le disiez, celui du public.

    J’espère que beaucoup d’autres écrivains de talent pourront, comme vous, sortir du lot.

    Cordialement,

    Maxime Frantini

  4. Bonjour Monsieur Forrest,

    Je me prénomme Rémy et je suis canadien. Je reste très impressionné par votre succès en France et je vous le souhaite plus grand encore.

    Pourriez-vous m’expliquer ce qui à fait votre succès au delà de votre talent ? Avez-vous dépensé beaucoup d’argent dans des frais de communication où bien est-ce que les ventes se sont déclenchées “toutes seules” ?

    Il est vrai que le handicap principal de l’auto-édition reste la promotion et je pense que cela pourrait intéresser grandement l’auditoire que de savoir comment vous vous y êtes pris et à quel prix.
    Cordialement,
    Rémy.

  5. La publication en librairie n’est pas de mon ressort, reste à voir si des éditeurs traditionnels souhaitent tenter l’aventure, ce qui semble se dessiner. Mais je préfère rester circonspect pour l’instant et plutôt considérer que rien n’est vraiment lancé sur ce sujet.

    Si les choses suivent peu ou prou en France le cheminement américain, il y a de fortes chances que des titres auto-édités soient récupérés par des éditeurs traditionnels, comme pour Le Livre sans nom, les romans bit-lit d’Amanda Hocking, les polars de John Locke ou The Mill River Recluse de Darcie Chan, 4ème meilleure vente de l’année 2011 sur Amazon.com.

    Mais il faut rester humble : n’oublions pas qu’à ce jour, le livre numérique ne représenterait environ qu’1% des ventes de livres en France, à ma connaissance (certains éditeurs laissent entendre un pourcentage moindre et d’autres un peu plus, mais jamais au-dessus des 2%). Cette proportion, qui était la même voici quatre ans aux USA, est désormais entre 8% et 20%, suivant ce que communiquent certains éditeurs outre-Atlantique.

    Le marché français est tout de même certainement différent du marché américain et son évolution, si elle va logiquement aller vers la même tendance, ne sera pas forcément identique. Nous verrons bien…

    Oh, juste une dernière petite chose : les 1080 exemplaires de “En Série” vendus sur Amazon représentent l’ensemble de mes ventes sur le site depuis le 1er novembre, non entre le 23/11 et le 12/12 (même si je n’aurais pas été contre de telles ventes)… même si ces trois dernières semaines représentent en effet plus de la moitié des ventes, ce qui je pense confirme que le livre numérique commence réellement à prendre son essor.

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