Voici mon avis sur «Le cri des gardes » qui sort ce 8 avril dans les salles de cinéma.
Depuis près de 40 ans et son premier long métrage « Chocolat » sorti en 1988, Claire Denis incarne un certain cinéma d’auteur à la française. Avec ses admirateurs et ses détracteurs.

Pour son 17ème film, elle adapte la pièce « Combat de nègres et de chiens », écrite en 1980 par Bernard-Marie Koltès, le dramaturge disparu en 1989.
Dans « Le cri des gardes », l’histoire se déroule sur un vaste chantier de travaux publics en Afrique de l’Ouest. Horn, le patron, et Cal, un jeune ingénieur, partagent une habitation provisoire derrière les doubles grilles de l’enceinte réservée aux blancs.
Leone, future épouse de Horn, arrive d’Europe le soir même où un homme qui s’est introduit par effraction surgit derrière les grilles. Il s’appelle Alboury. Il ne quittera pas les lieux tant qu’on ne lui aura pas rendu le corps de son frère, mort sur le chantier.
Le cri des gardes, quel dommage !
« Ce projet a d’abord répondu à la promesse faite à Bernard-Marie Koltès de réaliser ce film. Il fallait que je trouve en Afrique un territoire qui me permettrait de rendre la pièce la plus vraisemblable possible géographiquement. C’est la raison pour laquelle j’ai ajouté les scènes de jour, les troupeaux de zébus… Il fallait quand même que le territoire africain existe en dehors du chantier la nuit. Il ne pouvait pas y avoir que des barbelés, il fallait aussi de la vie autour du chantier», dit la réalisatrice Claire Denis.
Malgré une intention louable, on s’ennuie beaucoup face à cette œuvre sans intensité.
Isaac de Bankolé et Matt Dillon ne parviennent pas à élever le niveau de ce film qui aurait dû rester une pièce.
La confrontation entre les deux héros reste trop de marbre. Et comme trop souvent dans la filmographie de Claire Denis, le rythme n’a jamais de priorité.
C’est lent comme une locomotive du XIXème siècle. Tout comme la mise en scène, à la fois maniérée et froide comme un iceberg islandais. Résultat : les spectateurs ont surtout envie de pousser un grand cri…de déception !
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. Le cri des gardes, en salles le 8 avril. Durée : 1 h 49



