Ebooks : les éditions Flammarion et le numérique

IDBOOX_Ebooks_teresa-cremisiInterviewée par la Tribune, Teresa Cremisi, Directrice Générale des Editions Flammarion s’est exprimée sur la politique de sa maison en matière d’ebooks, sur la TVA à 5.5 et le prix unique du livre numérique.
En fin d’année, la mise à disposition en téléchargement gratuit par un tiers, du Goncourt attribué à Michel Houellebecq avait fait grand bruit.
Voici quelques extraits de l’entretien :

Sur la stratégie pour les livres électroniques pour Flammarion, T. Cremisi estime qu’il ne faut pas agir en dépit du bon sens et souligne : “Avec Gallimard et le Seuil, nous avons créé Eden dont chacun de nous possède un tiers. Cette société constitue une plate-forme numérique où chacune de nos maisons propose un catalogue de plus en plus riche. (A la fin de l’année, le lecteur pouvait y trouver environ 5000 titres.) Il s’agit d’investir avec méthode sur ce marché en développement et de veiller à éviter les faux pas qui vont souvent avec les nouvelles aventures. Comment se développe le marché ? Regarder aujourd’hui ce qu’il se passe aux Etats-Unis, et en général avec les livres de langue anglaise, ne donne pas nécessairement d’indication précise. Il est certain que les chiffres annoncés par les éditeurs américains par exemple, nous ne les obtiendrons pas de sitôt. Nous aimerions bien que quelques personnes compétentes dans nos maisons s’y consacrent à plein temps, mais tant que le chiffre d’affaires tournera autour de quelques dizaines de milliers d’euros, nous devons être circonspects.”

Sur la TVA à 5.5 et le prix unique du livre numérique, Flammarion est solidaire de la corporation : “Oui, je suis ces dossiers et nous sommes solidaires, nous éditeurs français, de notre syndicat, et du président du SNE, Antoine Gallimard. Il nous a paru à tous évident que nous devions garder la maîtrise de nos prix et de nos taux.”

Sur la mondialisation de la négociation des droits d’un livre, la Directrice Générale de la maison d’édition estime  : “l’hypothèse d’un agent qui négocierait avec un seul éditeur pour tous les pays est complètement absurde. Ce qui différencie le métier par rapport, par exemple, à la grande distribution de vêtements, c’est que les frontières de la langue sont très marquées. Et quand je parle de langues, je parle aussi d’habitudes culturelles qui ne se ressemblent presque jamais. Des succès “globalisés” comme “Harry Potter” ou “Twilight” sont très rares. Ils sont plus fréquents dans certains domaines comme la jeunesse, la fantasy et la science-fiction, où les racines sont moins exclusives. Internet favorise l’internationalisation du savoir mais n’intervient pas dans l’affirmation des goûts culturels.”

Lire l’interview complète de T. Cremisi

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