Environnement : le cycle de vie d’un livre papier

A l‘heure où le livre numérique (ebook) commence à prendre de l’ampleur en France, les éditeurs doivent réfléchir également sur le devenir de la production des livres imprimés.

Fabriquer un livre coûte cher, fabriquer un livre nécessite d’abattre des arbres, d’utiliser des machines qui consomment de l’énergie, d’acheminer les ouvrages à travers l’hexagone. Tout ceci pollue et ne contribue pas à faire un geste pour l’environnement.

En France, le papier d’un livre sur cinq provient d’arbres abattus. Terre vivante, le leader des livres d’écologie pratique,  s’est penché sur le problème et a mené une Analyse du Cycle de Vie (ACV) des ouvrages produits par la maison d’édition.

Une ACV a pour objectif de «mettre en évidence les phases du cycle de vie d’un produit qui sont les plus impactantes afin d’engager des processus d’amélioration et de réduction des effets sur l’environnement.» 

Cycle de vis d un livre terre vivante IDBOOX

Vous trouverez le résultat de ce travail sur le site de l’éditeur

Claire Grohens, Directrice éditoriale de Terre vivante a répondu à nos questions et nous explique ce que cet ACV a changé dans la maison d’édition.

Les Editions Terre vivante ont lancé une grande enquête afin d’analyser le cycle de vie d’un livre, quel était l’objectif de cette ACV ?
L’objectif de Terre vivante était de mieux connaître notre impact sur l’environnement, d’identifier les points « noirs » et de les améliorer.

Quelles ont été les conclusions de cette étude ?
Nous avons étudié le cycle de vie de nos livres en comparant deux versions : une sur du papier issu de fibres vierges (PEFC) et une sur du papier recyclé.
Le livre imprimé sur papier recyclé a un impact nettement moindre sur l’environnement sur la majorité des indicateurs : émissions de CO2, consommation de ressources non renouvelables, consommation d’eau, pollution photochimique et acidification de l’air.

Cela provient des méthodes de fabrication différentes mais aussi du papetier lui-même très soucieux de l’environnement et enfin du fait que le papier recyclé est fabriqué en Europe à partir de fibres récupérées à proximité.

Dans le domaine de la pâte vierge, les pâtes proviennent généralement des 4 coins du monde…

Quelles sont les mesures mises en place par Terre vivante à l’issue de cette ACV ?

Nous avons travaillé dans 2 directions : produire une partie de nos livres sur papier recyclé (sachant que l’offre en ce domaine est réduite) et une autre sur du papier vierge mais produit par un papetier « intégré ». En effet, nous avons recherché (et trouvé !) des papiers fabriqués en Europe à base de sources forestières situées à proximité. Cela peut sembler banal et évident et pourtant tel n’est absolument pas le cas…

Est-ce que le fait de mettre en pratique ces mesures coûte plus cher à votre maison ?

Oui, un peu, mais ce qu’il faut bien comprendre c’est que si nous voulions vraiment faire des économies, si c’était notre seul credo, alors nous devrions imprimer en Asie, chose que nous nous refusons à faire, entre autres pour des raisons environnementales…

Quelles ont été les réactions de votre lectorat ?

Nous avons eu peu de questions ou de réflexions à ce propos. Nous pensons que notre lectorat connaît notre engagement de longue date dans ces domaines d’où sa faible réaction. A noter quelques questions sur le livre numérique…

Lire l’étude complète

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