L’avenir des éditeurs est-il dans le Web to Print ?

Salon du livre de Francfort IDBOOXAujourd’hui, avec le développement du livre numérique en France et à l’étranger, les éditeurs opèrent une mutation pour développer l’offre d’ebooks mais ils réfléchissent aussi à optimiser la chaîne de production des livres imprimés.

On le sait, les livres numériques et papiers ne se cannibalisent pas, il faut néanmoins être prudent dans le nombre de tirages à effectuer.

Certaines entreprises comme Jouve, acteur pionnier dans l’impression de livres et le numérique, travaillent sans cesse pour proposer aux éditeurs des solutions automatisées, fluides et rentables.

Print On Demand, un CA en hausse constante

Les solutions de Web To Print* sont en forte croissance. On parle d’un chiffre d’affaires pour l’impression à la demande, de 17 milliards d’euros pour 2014 et de 30 milliards d’euros pour 2016 aux Etats-Unis.

Guillaume Arnal, Responsable marketing produit chez Jouve nous a expliqué les avantages de ces solutions : « Avec des solutions comme Bookissimo nous proposons à l’éditeur de gérer ses réassorts de livres différemment, l’interface web est disponible 24h sur 24, on limite ainsi le pilon qui lui coûte très cher, il monitore sa production en permanence et produit de manière plus intelligente. De plus, si l’éditeur est en rupture de stock, ce process fluide lui permet d’ordonner des réassorts qui peuvent arriver en librairie dans des délais très courts ».

Et pour pouvoir répondre à tous types de demandes, la société propose 3 services complémentaires: Bookissimo, Jouve Print Services et imprimermonlivre.com qui s’adresse plutôt aux particuliers. 

Une alternative pour les éditeurs

Le fait d’imprimer sur mesure, permet aussi à l’éditeur d’enrichir son catalogue et de lancer plus de nouveautés en minimisant ses risques. Pour G. Arnal « la technologie libère l’éditeur d’une contrainte et lui donne la chance d’être un catalyseur de talents car les prises de risques sont limitées ».

Ces mutations deviennent fondamentales quand on est éditeur et que l’on veut continuer à proposer aux lecteurs des livres de qualité.

Amazon d’ailleurs s’intéresse de plus en plus à ce genre de services et incite les éditeurs à passer par sa solution d’impression à la demande. Il se murmure même que le géant américain ferait pression sur certains éditeurs qui ne sont pas capables de fournir des stocks rapidement en les pénalisant par une moindre visibilité dans ses boutiques, alors, autant anticiper !

* Solutions informatiques permettant aux éditeurs et aux distributeurs de gérer les stocks de publications en imprimant uniquement ce qui est nécessaire

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2 réflexions sur “L’avenir des éditeurs est-il dans le Web to Print ?”

  1. Excellent papier. Ce n’est pas encore une solution industrialisable et généralisable, mais je crois que cela le sera à terme. L’investissement est très lourd pour une chaine professionnelle, entre 800 K€ et 1 M€ si je ne me trompe pas. En librairie, à ce stade, le pod est une illusion pour ces questions de coût. Mais à terme, des offices calibrés au titre près et des réassorts idem seraient un gain remarquable.

    1. Vincent Demuliere

      1M€ lourd ? Combien coute le pilon, les stocks des éditeurs, et des libraires réunis, les allers et retours de transport ?
      Ne faut-il pas avoir une approche Lean ?
      Une étude a-t-elle été réalisée ?

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