Dès le 13 mars et jusqu’au 28 juin 2026, l’Atelier des Lumières opère une mutation avec Renaissance.
Avec sa nouvelle exposition immersive « Renaissance : De Vinci, Raphaël, Michel-Ange », le centre d’art numérique parisien franchit une étape audacieuse.

Il propose un regard renouvelé sur les piliers de l’histoire de l’art. Même si tout n’est pas parfait, l’expérience reste intéressante. Réservez votre entrée ici.
Un parcours en trois actes sensoriels
L’expérience se déploie comme un récit en mouvement, où chaque maître impose son atmosphère.
Il y a tout d’abord, Léonard de Vinci, le génie visionnaire. L’exposition souligne l’intemporalité de son œuvre en mêlant des images de la Toscane actuelle à ses inventions. Le point d’orgue est la reconstitution de la « Fête du Paradis », une scénographie festive et mystérieuse dont seuls les écrits témoignaient, ressuscitée ici dans un éclat de bleu et d’or.
Nouvelle expo à L’Atelier des Lumières on découvre avant l’ouverture Renaissance : De Vinci, Raphaël, Michel-Ange le reportage complet est ici 🖼🎨 https://t.co/elC5WrYWSh#exposition #culture pic.twitter.com/xXMjhXvNtZ
— IDBOOX (@IDBOOX) March 12, 2026
Le génie de Raphaël avec l’harmonie apporte son lot de découvertes. Le visiteur est d’abord transporté dans l’intimité de l’artiste. Une reconstitution 3D nous plonge dans l’atelier d’Urbino, où l’on croit percevoir l’effervescence créative derrière des fenêtres éclairées à la bougie.
Enfin, Michel-Ange, la puissance, nous transporte dans toute son œuvre. Le contraste est saisissant. Dans une obscurité solennelle rythmée par des basses profondes, une pluie de “poussière de marbre” (un nuage de milliers de points blancs) révèle l’escalier de la bibliothèque Laurentienne.
La technologie de scan 3D donne ici une transparence et un volume inédits à l’architecture.
La narration contribue à l’immersion
Porté par la voix ténébreuse de Féodor Atkine, le récit structure le parcours et transforme la simple contemplation en une expérience vivante, culturelle.
Sa performance ne se contente pas d’accompagner les images. Sa voix incarne le propos et éclaire le regard du visiteur sur la modernité radicale de ces génies.

Entre éblouissement et quelques fausses notes
Si le sujet est passionnant et l’ambition technique indéniable, mon expérience sur place a été nuancée. C’est peut-être dû au fait que c’était l’avant-première.

Les plus
Les effets 3D et atmosphériques sont époustouflants, particulièrement sur le David de Michel-Ange. L’utilisation des jumeaux numériques et des scans haute résolution offrent des perspectives de lecture vraiment nouvelles.
Les bémols
Quelques points m’ont cependant gêné. J’ai noté beaucoup de zones vides sans aucune projection dans certains recoins de la fonderie.
Plus regrettable, un souci de son : la spatialisation n’était pas optimale et la bande-son était même totalement absente dans le fond de la salle.
Malgré ces quelques réglages techniques à parfaire, Renaissance : De Vinci, Raphaël, Michel-Ange mérite d’être vu. Elle réussit le pari de rendre l’histoire de l’art spectaculaire et accessible.
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