Scribd bannit 200 000 ebooks

Lecture streaming generique
Scribd, la plateforme américaine proposant de la lecture en streaming a annoncé qu’elle allait retirer de son catalogue 200 000 livres numériques publiés par des auteurs indépendants et des éditeurs.

Cette purge axée principalement sur les ebooks de romance et les romans érotiques débutera dans les prochaines semaines.

Scribd a eu du mal à convaincre les grands éditeurs de travailler avec elle. Dans l’attente de jours meilleurs, la start-up avait signé en 2013 avec une plateforme comme Smashword qui leur fournissait un bon nombre d’ebooks émanant de l’autoédition leur permettant d’étayer le catalogue.

Trip Adler, le PDG et fondateur de Scribd a déclaré : « Depuis deux ans, le catalogue de Scribd est passé de 100.000 titres à plus d’un million, nous avons grandi à un point où nous devons penser à ajuster la proportion de titres dans les différents genres, pour être sûrs de pouvoir continuer à évoluer et a élargir la variété de nos services. Nous allons faire quelques ajustements, en particulier dans le genre romance, et en conséquence, certains titres qui étaient disponibles ne seront plus proposés. »

La plateforme se trouve confrontée à un souci de taille. Les lecteurs de romance et d’ebooks érotiques sont de gros lecteurs. L’abonnement en illimité coûte moins de 9 dollars et la rémunération pour les éditeurs et les auteurs indés, une rémunération égale au modèle de vente au détail pour chaque livre lu par un abonné. Du coup la rentabilité n’est plus au rendez-vous. Ces lecteurs voraces plombent le modèle économique. 

En apprenant cette nouvelle, Mark Coker, CEO de Smashword a estimé que plus de 80% de son catalogue allait être banni, il a déclaré : « Nous sommes profitables même sans Scribd. Cette plateforme a eu la plus grande croissance depuis les 12 derniers mois. Mais ils seront toujours plus petits qu’ iBooks, Kobo, B&N ou Smashword. Nous avons également un catalogue constitué de séries littéraires et pour lesquelles les lecteurs ont une appétence et achètent la suite dans les librairies. Je suppose également qu’un certain nombre d’abonnés vont se désinscrire et se tourner vers l’achat à l’acte.”

Quoi qu’il en soit, c’est l’une des premières fois que les auteurs autoédités sont victimes à ce point de purge.
Cette nouvelle marque aussi peut-être les limites d’un modèle économique qu’il va falloir réajuster, sans pour autant défavoriser certaines catégories de livres numériques.

Source : Goodereader et PW

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