SCAPIN : la nouvelle arme de l’édition contre le piratage des livres numériques

Le Syndicat national de l’édition (SNE) franchit une nouvelle étape dans sa lutte contre le téléchargement illégal de livres en lançant SCAPIN (Solution Collective Anti-Piratage Numérique).  

Plutôt que de traquer des titres individuels au cas par cas, ce nouveau projet s’attaque directement aux plateformes illégales les plus actives et nuisibles.

piratage generique

Ce nouveau dispositif, SCAPIN, remplace l’ancienne approche qui consistait principalement à surveiller des titres au cas par cas pour demander leur déréférencement sur Google.

Le SNE s’appuie désormais sur le succès de ses grandes victoires judiciaires récentes, notamment les décisions d’injonction de blocage obtenues contre des géants du téléchargement illégal comme Japscan.

Comment fonctionne ce dispositif ?

Le projet repose sur trois étapes clés.

SCAPIN effectue une veille constante identifie les principaux sites pirates, tous genres littéraires confondus.
Si piratage avéré, il y a des actions précontentieuses sont lancées pour exiger le retrait des contenus auprès des sites visés.
Par contre, si les sites refusent d’obtempérer, des actions en justice sont engagées afin de bloquer ou limiter leur accès.

Ce qu’il faut aussi savoir

Cette stratégie protège l’ensemble des catalogues éditoriaux, sans se limiter à quelques grands succès.

Les éditeurs gardent la possibilité de placer leurs titres prioritaires sous protection renforcée pour obtenir leur déréférencement rapide.

Enfin, pour déployer ce système, le SNE s’appuie sur l’expertise technique de l’entreprise Noticio et sur le soutien financier de la Sofia (qui cofinance le projet à hauteur de 50 %).

Selon une récente étude de l’Arcom, 25 % des consommateurs d’ebooks ou audio, en France,  avouent avoir recours au piratage.

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