L’Eté des Indés chapitre 11 - Fleur au fusil et autoédition ne font pas bon ménage - IDBOOX

IDBOOX

IDBOOX Tout savoir sur les livres, les smartphones et la culture hight-tech

Williams Exbrayat livres
Ebooks adultes

L’Eté des Indés chapitre 11 – Fleur au fusil et autoédition ne font pas bon ménage

Williams Exbrayat livresOnzième rendez-vous de l’été pour notre feuilleton l’Eté des indés. Les auteurs parlent aux auteurs et aux lecteurs ! 

Williams Exbrayat a été l’un des premiers auteurs édités par un éditeur Pure Player à l’âge d’or du livre numérique. Aujourd’hui, il construit son parcours en tant qu’auteur indépendant. L’autoédition et ses mystères il en connait un bout, et vous en parle cash !

Williams Exbrayat auteur livre

Chapitre 11 Saison 2 – Témoignage de Williams Exbrayat

Début

Laissez-moi vous raconter une petite histoire ; la mienne. Je suis un auteur hybride, un pied (plutôt un orteil) dans l’édition traditionnelle et l’autre dans l’autoédition.

J’ai écrit deux polars Chiennes fidèles et Chasse à l’épaulard sortis chez l’éditeur Storylab. Puis, j’ai publié récemment en indépendant Ma vie sera pire que la tienne. Quand on écrit un roman avec des marginaux qui s‘appellent Mycose ou Sale connard et qu’il y a un clébard alcoolique dedans, on ne met pas toutes les chances de son côté pour trouver une maison d’édition.

Car oui, je le confesse, j’ai d’abord envoyé des kilos de manuscrits par la poste. J’ai attendu les réponses. Sagement. Fébrilement. Puis rien. Le grand silence. Je me suis posé la question ultime. Est-ce que je crois en ce livre ? La réponse fut un immense OUI. Mode commando. Mode action. Autoédition, me voilà !

Milieu

Le boulet ! J’ai fait toutes les bêtises inimaginables. Je n’ai pas préparé la sortie de mon bouquin ; je n’ai pas suivi le plan marketing en 372 points que de toute façon je n’avais pas écrit et j’ai été infoutu d’expliquer mon travail en moins de 3 h 27.

En dépit de cela, le livre a fait son petit bonhomme de chemin grâce à des lecteurs et des blogueurs sensibles à la petite musique indépendante. Je les en remercie. Fort de cette expérience, j’en ai tiré trois règles.

Règle 1 : la fleur au fusil et autoédition ne font pas bon ménage. S’autoéditer, c’est prendre en charge l’écriture, les corrections, la mise en page et la promotion du livre. C’est un métier. Rectification. Plusieurs métiers : auteur, autoentrepreneur, communicant, commercial, pèlerin. Bref, c’est un peu chiant. On appelle ça du travail et quel travail !

Règle 2 : réseau tu auras, plus fort tu seras. Le réseau, c’est pas que liker un petit chaton mignon ou un chien cool avec des lunettes qui fait du surf. Le réseau, c’est aussi une formidable boîte à outils avec des personnes qui ont d’incroyables connaissances. J’ai appris une chose dans le milieu des indés. La solidarité n’est pas un vain mot.

Règle 3 : adopter la positive attitude. Ne rien lâcher. Oser. De l’énergie et de l’enthousiasme en barre. Autant vous dire que j’ai dû me faire violence.

Fin

Un mot : fierté. Je suis heureux que mon livre existe et qu’il trouve des lecteurs en dépit de ses aspérités, de sa bizarrerie et de mon amateurisme manifeste. Je l’ai fait comme je le souhaitais.

C’est un geste artistique pleinement assumé. Je me suis fait un cadeau rare. J’ai le sentiment d’avoir grandi en tant qu’auteur en me frottant à la création d’un livre de A à Z. Avec de l’envie et du travail, tout devient possible. Alors, n’hésitez pas, si vous avez de belles histoires à raconter, franchissez le pas.

À propos de mon dernier livre

Ma vie sera pire que la tienne est un roman noir tragi-comique sur des égarés de la vie pris dans une spirale de violence dans la campagne ardéchoise. C’est noir, violent, absurde, drôle et excessif. C’est pulp !

Découvrez les livres de Williams Exbrayat en version papier ou numérique Cliquez ici

RDV le 5 Août pour un nouvel épisode de l’Été des Indés

Découvrez d’autres témoignages de l’Été des Indés
Consultez notre rubrique dédiée à l’autoédition