Amazon continue de mettre la pression sur les éditeurs

Amazon hachette  IDBOOXLe conflit entre Amazon et Hachette Book Group délie les langues. La multinationale voudrait imposer de nouvelles clauses pour vendre les livres de l’éditeur sur son site américain.

La guerre commerciale est en train de s’étendre au-delà des USA (lire nos articles). Certains éditeurs allemands ont fait savoir qu’ils subissaient des pressions économiques de la part d’Amazon sur la fixation des prix des livres imprimés et numériques (lire notre article).

En Grande-Bretagne Amazon va plus loin, selon certains éditeurs, la firme de Jeff Bezos aurait ajouté une clause assez étonnante dans ses nouveaux contrats. Si un livre est en rupture de stock chez l’éditeur, Amazon serait en droit de fournir ses propres copies aux clients par l’intermédiaire de ses services d’impression à la demande (POD).

De plus, certains éditeurs ont déclaré à The Bookseller que la firme de Seattle demande maintenant une rémunération équivalente pour la vente des livres papier et numériques. En Grande-Bretagne, le revendeur de livres touche plus pour la vente d’un livre imprimé que pour un ebook, Amazon voudrait corriger le tir.
Le libraire en ligne serait également en train de préparer de nouvelles dispositions pour la vente d’ebooks : Il imposerait un plafond tarifaire pour 2015, tout en appliquant le taux de 20 % de TVA, qui sera en vigueur avec les nouvelles normes de l’Europe.

Autre clause déjà en vigueur chez le géant du e-commerce, et qui prend toute son ampleur, l’engagement de l’éditeur de ne pas proposer ses livres papier ou numériques à un prix inférieur (en Grande-Bretagne le prix unique du livre n’existe pas).
Autre point, Amazon chercherait alors à mettre en place un modèle de type Nation la Plus Favorisée (NPF).
Par ailleurs, le NYT a révélé que désormais Amazon demandait à être payé pour effectuer une mise en avant d’un éditeur ou d’un livre sur ses sites marchands. Auparavant seule la création de boutiques dédiées justifiait paiement de la part de l’éditeur.

Pendant ce temps, la Direction générale de l’Union européenne chargée de la concurrence aurait approché plusieurs éditeurs majeurs du Royaume-Uni, dans le cadre de l’enquête sur la clause de Nation la Plus Favorisée.

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