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Autoédition : 74% des français ne croient plus en l’édition traditionnelle

autoedition generique ebooks IDBOOXEdilivre, maison d’édition collaborative a publié une grande enquête sur la place de l’auto-édition en la mettant en regard avec l’édition traditionnelle et ses éditeurs.
Premier enseignement, 74% des français ne croient plus en l’édition classique.

Le sondage mené auprès de 6047 français foisonne de chiffres intéressants, rapport des français aux éditeurs, à la librairie, aux livres numériques et au piratage.

David Stut Directeur général de la société explique : « Notre objectif était d’apporter un éclairage sur les questions qu’un grand nombre d’acteurs du marché du livre se pose. A l’image de cette étude, Edilivre continuera de préparer le futur en suivant de près les besoins et les attentes des Français qui souhaitent publier leurs écrits ».
Voici les chiffres clés de cette étude

Edition indépendante VS Edition traditionnelle

Plus d’1 Français sur 2 choisiraient d’avantage l’auto-édition à l’édition traditionnelle
72% pensent que les manuscrits envoyés ne sont jamais lus dans l’édition traditionnelle
82% estiment que les éditeurs traditionnels ont perdu de l’influence ces 10 dernières années
Plus de 2 Français sur 3 croient qu’il est possible de rencontrer le succès sans faire appel aux éditeurs traditionnels
Plus d’1 Français sur 3 pensent que l’autoédition pourra remplacer à terme l’édition traditionnelle
38% refuseraient de passer de l’autoédition à un éditeur traditionnel s’ils en avaient la possibilité
Près d’1 Français sur 3 (78%) pense que les auteurs à succès de l’édition traditionnelle ont été pistonnés
38% avouent considérer le fait d’envoyer un manuscrit à un éditeur traditionnel comme une perte de temps.

Les facteurs incitatifs pour choisir l’auto publication

81% des répondants sont attirés par la liberté de pouvoir choisir le prix et la composition de leur livre
64% apprécieraient d’avoir un droit de regard plus important sur le rendu final du livre
52% des répondants estiment qu’il y a plus de transparence par rapport au nombre de ventes qu’ils réaliseraient

Pourquoi écrire ?

Les Français écrivent avant tout car ils en ressentent le besoin (64% des réponses), pour transmettre un message (43%), pour le plaisir d’écrire (26%) et pour leurs proches (21%).
Toutefois, les revenus générés par la vente de leurs œuvres, peu d’espoir les nourrit.
Moins de 10% seulement pensent pouvoir vivre de leurs écrits (7%), le reste l’envisage mais difficilement (51%), pense que c’est peu probable (32%), voire pas du tout (10%).

Les librairies face aux mastodontes du Web

85% considèrent les libraires comme des acteurs importants de la chaîne du livre et 34% qu’ils jouent un rôle majeur dans la vente des livres
64% pensent qu’ils survivront aux géants d’Internet
32% craignent néanmoins que les libraires disparaissent en grande partie

Et le livre numérique ?

83% considèrent le format numérique comme une opportunité pour publier des écrits et 38% que c’est une grande opportunité.
88% pensent qu’il ne fera pas disparaître le format papier
Autre réactions intéressantes, concernant le piratage des ebooks, 35% ne le craigne pas du tout et 9% en ont très peur.
Enfin, 63% des répondants seraient heureux que la version piratée de leur livre rencontre un succès ! 

 

[MAJ] nous avons demandé à Edilivre des précisions sur l’échantillon des personnes sondées et voici les précisions : “Il s’agit de notre base auteur, des Français ayant publié depuis 2007 dans notre maison d’édition.
Les personnes ayant répondu à ce sondage restent avant tout des “Français” et des “Auteurs”, certains ont d’ailleurs déjà été édités par des éditeurs traditionnels, soit avant, soit après avoir été publiés par Edilivre (environ 20%). Un institut de sondage n’aurait ciblé que 1 000 personnes et difficilement des auteurs.
Nous pensons que notre échantillon est représentatif d’une bonne partie de l’opinion des Français.”

Lire d’autres articles sur l ‘Autoédition . Découvrez aussi notre rubrique Etudes

3 COMMENTS

  1. Sans mettre en doute l’honnêteté d’ Edilivre (Etude auto-administrée en ligne, réalisée auprès de 6 047 personnes en France du 19 août au 16 septembre (58,5% d’hommes et 41,5% de femmes) le résultat est plutôt mitigé puisque 62% disent qu’ils iraient chez un éditeur traditionnel s’ils en avaient la possibilité.

    On peut penser avec un peu de légitimité que les auto-édités n’ont pas bonne presse, les bons étant noyés dans une masse de moins bons pour ne pas dire mauvais. C’est pour cette raison que nous avons créé Chum Editions (www.chumeditions.com) pour séparer “le grain de l’ivraie”, si on peut dire tant les choix sont subjectifs. Les éditeurs traditionnels éditent chaque année des premiers romans, preuve qu’ils acceptent des manuscrits d’auteurs inconnus.

    En vérité la question: “Croyez-vous dans l’édition traditionnelle?” a plutôt été entendue comme étant : ” Croyez vous pouvoir un jour être édité par un éditeur traditionnel?”
    Ce qui, bien entendu, n’a pas du tout la même résonance.

    PS: Notre site est en cours de réfection ne pas s’inquiéter de celui qui est en place qui fuit par tous les bouts. Avec nos excuses.

  2. Mon Dieu l’étude bidonnée :)

    Quand on sait la “qualité” des corrections de Edilivre ainsi que le prix élevé des livres, dont les 9/10ème sont vendus aux auteurs eux-même, il y a de quoi s’interroger.

    J’aurais plutôt appelé ça un reportage publicitaire plutôt qu’une étude, de surcroît quand le panel est composé de leurs clients/auteurs…

    Sans parler de leur édition numérique qui frôle le ridicule : quasiment un simple PDF imprimeur et pas de format ePub, le tout vendu plus de 10 euros…

    Bref vous l’aurez compris je ne suis pas fan de ce type d’étude publicitaire et encore moins de sociétés de ce genre.

  3. Si l’auto-édition est une voie d’avenir, je trouve toutefois cette enquête un peu enthousiaste.

    Cela ne corrobore pas mon vécu en tant qu’auteur auto-édité.

    En tout cas, l’intérêt que les français portent à l’auto-édition ne se transcrit pas dans les chiffres de ventes, ou dans la place que donnent les plateformes de téléchargement aux auteurs auto-édités.

    L’auto-édition manque toujours cruellement de visibilité, il est très difficile d’exister sur Apple ou Amazon, dans la presse ou dans les autres média. Pour y être parvenu à un moment, je sais combien l’investissement est important et le résultat éphémère.

    Heureusement, et sur ce point je m’accorde avec cette étude, les barrières semblent tomber et les critiques qui pèsent sur l’auto-édition, largement entretenues par l’édition traditionnelle, sont de moins en moins un frein pour les lecteurs.

    Enfin, un mot sur les libraires. Le système de distribution des livres via l’office interdit quasiment l’accès aux librairies aux auteurs auto-édités. Les libraires sont aujourd’hui en grande partie tributaires de l’édition traditionnelle qui est virtuellement le principal pourvoyeur de leur stock. En conséquence, l’auto-édition est condamnée à exister soit par de la diffusion régionale aux perspectives limitées, soit au numérique. En conséquence, si le livre numérique se développe en France comme il s’est développé dans d’autres pays, la part de l’auto-édition dans le marché du livre progressera mécaniquement, mais les libraires seront exclus de cette croissance.

    Néanmoins, si l’auto-édition progresse, ceux qui ont à s’inquiéter sont les petits éditeurs. Il leur est de plus en plus difficile d’être présent sur la distribution nationale et de proposer cette valeur ajoutée à leurs auteurs, lesquels trouvent par ailleurs de plus en plus de solutions et de services permettant d’éditer seuls leurs livres. les petites maisons d’édition risquent donc d’être les grands oubliés de l’avenir du livre.

    Ainsi, on peut conclure de tout ceci que les contraintes en terme de distribution du livre (modes de distribution, PUL, …), au lieu de favoriser la diversité, risquent fort de conduire au phénomène inverse, une hyper concentration de l’édition et de la distribution, et au milieu, une auto-édition toujours plus active. C’est une réflexion de fond qui devrait intéresser notre ministre, enfin, qui aurait dû l’intéresser.

    En conclusion, bien qu’optimiste, je trouve cette étude très utile et surtout assez visionnaire. Les temps changent, la distribution s’adapte, du moins celle qui est progressiste.

    Un dernier mot pour signaler un projet qui me tient à coeur, BookInCard. Je signale à tous que la société Antalie qui commercialise les BookIncard, dédiées au livre électronique, est ouverte à tous les éditeurs, auto-éditeurs compris. et là, tout le monde est à égalité.

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