Une étude intéressante sur les Français et la dyslexie

dyslexieOpinionWay a réalisé pour Lili for Life, une enquête intéressante sur les français et la dyslexie.

L’objectif de cette étude était de comprendre le niveau de connaissance de la population sur ce handicap et de comprendre leurs attentes.
Les chiffres sont alarmants et méritent qu’on s’y attarde pour faire évoluer les choses dans le bon sens.

Les idées reçues

65% des Français pensent qu’on peut guérir de la dyslexie, or c’est faux !
Beaucoup de parents notamment croient qu’elle est liée aux méthodes d’apprentissage de la lecture, ce qui est faux également.
53 % des parents souhaitent le renforcement des campagnes de détection, dès le plus jeune âge, de la dyslexie.
81% en ont entendu parler, mais 84% affirment en savoir peu à son sujet.
Près d’un Français sur deux (41%) s’imagine que les personnes dyslexiques confondent leur droite et leur gauche.

Dyslexie et activité professionnelle

Malgré cette méconnaissance de la pathologie, plus de 3 Français sur quatre (77%) reconnaissent la dyslexie comme un véritable handicap. La majorité d’entre eux (60%) a le sentiment qu’il est difficile de vivre au quotidien en étant dyslexique.

Pour les répondants, c’est dans le cadre de la scolarité que le quotidien apparaît le plus compliqué : 71% des Français jugent que le trouble est un frein à la réussite scolaire et 62% à l’accès à l’enseignement supérieur.

76% des personnes dyslexiques déclarent avoir souffert de leur pathologie et 57% affirment avoir déjà essayé de la cacher. Dans le milieu professionnel, 55% des dyslexiques reconnaissent avoir été freinés dans leur évolution de carrière à cause de leur handicap.

52% des Français estiment que la dyslexie est un frein pour l’accès à l’emploi, 57% pensent qu’elle empêche l’accès à des métiers à responsabilité, et 55% qu’elle ne permet pas d’évolution professionnelle.

Dys et vie sociale

64% d’entre eux estiment que la dyslexie constitue un frein à la pratique de certains loisirs (lecture pour le plaisir, théâtre).
40% des Français jugent le trouble comme un frein à la vie sociale, et même 25% à la vie amoureuse.
70% des répondants ont le sentiment que les personnes dyslexiques sont plus souvent victimes d’insultes et de moqueries que les autres.

Un manque d’infos

Près de six Français sur dix ne se sentent pas bien informés sur ce handicap (58%). Et parmi ceux qui se sentent bien informés, seuls 9% estiment l’être très bien. In fine, ce sont neuf Français sur dix qui pourraient bénéficier de davantage d’information à ce sujet (91%).

Si les parents semblent mieux informés sur la dyslexie, le sentiment de bonne information reste minoritaire (47%, contre 39% pour les Français qui n’ont pas d’enfant).

Plus des trois quarts des Français pensent que de nombreuses personnes sont dyslexiques sans le savoir (75%).

Améliorer la vie des Dys

59% des répondants voudraient que les campagnes de détection se développent.
De plus, 50% des Français souhaiteraient que l’accompagnement soit amélioré pour les personnes dyslexiques et leurs proches. Par ailleurs, 44% des Français mettent au premier plan le développement d’outils facilitant le quotidien des personnes dyslexiques.

Bertrand Descours DG de Lili for Life, la lampe d’aide à la lecture commente : “Cette enquête confirme que la dyslexie pénalise, au quotidien et durant toute leur vie, les personnes touchées par ce handicap. Ce sondage Opinion Way révèle le besoin des Français d’en savoir plus et surtout d’être accompagnés dans toutes leurs sphères de vie, scolaire, professionnelle et personnelle. La mission de Lili For Life est précisément d’améliorer le quotidien des personnes dyslexiques grâce à la lampe Lili qui facilite la lecture pour 80% d’entre eux.
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