C’est une rencontre qui semblait inévitable, et pourtant, elle arrive comme une heureuse « réparation ».
Jusqu’au 20 septembre, le Musée de la Chasse et de la Nature confie ses espaces à Annette Messager pour une exposition intitulée avec malice : Une hirondelle ne fait pas le printemps.

Si l’artiste française, récompensée par le Lion d’or à Venise et le Praemium Imperiale, peuple ses créations de figures animales depuis les années 70, c’est la première fois qu’un parcours entier leur est dédié. Découvrez le catalogue de l’expo. Suivez ce lien.
Nouvelle expo ! Une hirondelle ne fait pas le printemps . Carte blanche à Annette Messager. Fascinant et étonnant #exposition #culture pic.twitter.com/GObcy0wDli
— IDBOOX (@IDBOOX) April 21, 2026
Une fable en 16 chapitres
Loin d’une rétrospective classique, cette carte blanche se déploie comme une longue fable poétique et politique.
À travers plus de 80 œuvres, Annette Messager mêle ses pièces emblématiques des décennies passées à des créations inédites, conçues spécialement pour dialoguer avec les collections permanentes du musée.
Le parcours évite soigneusement l’interprétation rigide pour privilégier le trouble et le réel. Entre installations monumentales et œuvres hybrides, on y croise : des taxidermies détournées, des peluches métamorphosées, des jeux sur le langage et les proverbes.

Annette Messager – L’animal, ce miroir de nos pulsions
Dans cet univers où la cruauté côtoie le grotesque, l’animalité sert de révélateur à notre propre nature. Annette Messager nous rappelle que les bêtes nous parodient : elles allégorisent nos désirs les plus secrets et stigmatisent nos travers les plus humains.
Le visiteur déambule dans un réservoir de passions où les rôles s’inversent. Ici, nous regardons les bêtes, mais les animaux nous regardent aussi.
Une invitation à réaliser que, derrière nos grandes expressions “doux comme un agneau”, ou, “avoir une faim de loup” , nous aussi, nous sommes de sacrés « drôles d’oiseaux ».
Annette Messager, le saviez-vous ?
Annette Messager est la reine de la récup’ artistique. Son travail ne repose pas sur des matériaux communément appelés “nobles”, mais sur des matériaux du quotidien. Elle utilise par exemple, du tissu, des filets, de la laine et beaucoup de peluches.
Le corps de certaines de ses sculptures cache une base de polystyrène qu’elle recouvre ensuite d’une feuille d’aluminium noire, Blackwrap. Elles sont donc très légères et ressemblent un peu à du bronze.
Découvrez le catalogue de l’expo. Suivez ce lien ou cliquez ici.
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