Á voir ou à ne pas voir cette semaine au cinéma, voici mon avis sur deux films qui sortent ce 21 janvier : Le Mage du Kremlin et Christy and His Brother.
Le film à voir : Le Mage du Kremlin
Alors que la guerre entre la Russie et l’Ukraine dure depuis près de 4 ans, ce long métrage arrive à point nommé. En adaptant le best seller de l’auteur italien Giuliano da Empoli, le réalisateur Olivier Assayas nous propose un passionnant voyage dans la Russie des années 1990 qui verra l’accession au sommet de l’État d’un certain Vladimir Poutine.
« J’ignorais tout du processus qui a conduit Poutine au pouvoir et que j’ai trouvé passionnant. J’ignorais l’existence de Vladislav Sourkov, qui a été l’une des sources d’inspiration pour Vadim Baranov, même si on ne peut pas confondre les deux hommes. Le premier est un personnage détestable, tandis que le second, quoique pervers et complice des pires exactions du pouvoir, possède une certaine humanité », explique Olivier Assayas.
Dans l’ex URSS en pleine reconstruction, Vadim Baranov (joué par le remarquable Paul Dano) trace son chemin grâce à son intelligence et son ambition.
D’abord artiste puis producteur de télé-réalité, il devient le conseiller officieux d’un ancien agent du KGB qui rêve d’un règne absolu : le futur « Tsar » Vladimir Poutine, campé avec magnétisme et puissance par Jude Law.
Au cœur du système politico-économique, Baranov sera un rouage essentiel de la nouvelle Russie.
Ce film est une formidable plongée dans les coulisses du pouvoir poutiniste avec ses trahisons, son machiavélisme, ses humiliations ou sa cruauté.
On regarde ces pages d’Histoire comme un thriller et le récit ne faiblit jamais. Il est toujours difficile de réussir la version cinématographique d’un ouvrage de qualité et qui a séduit un immense public. Olivier Assayas y parvient par son talent, sa sensibilité et son style. Comme par…magie !
Le Mage du Kremlin, en salles le 21 janvier. Durée : 2 h 26
Le film à éviter : Christy and His Brother
Le scénario semble inspiré par ceux du réalisateur anglais Ken Loach. Expulsé de sa famille d’accueil, Christy, 17 ans, débarque chez son demi-frère, lui même jeune père mais qu’il connaît peu.
Ce dernier ne supporte pas bien cette arrivé qu’il espère temporaire. Mais Christy se sent vite chez lui, dans ce quartier populaire de Cork. Il se fait des amis et renoue avec la famille de sa mère.
Ce film social, mis en scène par le cinéaste irlandais Brendan Canty dont c’est le premier long métrage, peine à décoller. Et surtout il ressemble trop à ces œuvres britanniques consacrées aux couches populaires.
En dépit des bonnes prestations des deux principaux acteurs, Danny Power et Diarmuid Noyes, cette histoire de fratrie a un goût de déjà vu. Le manque d’originalité réduit l’émotion qu’on pourrait attendre d’un tel récit. Dommage pour Christy, son frère et surtout pour le public…
Christy and His Brother, en salles le 21 janvier. Durée : 1 h 34
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