
Il garantit ce faisant la continuité d’un système essentiel pour la juste rémunération des auteurs, artistes-interprètes et producteurs de la musique, du cinéma, de l’audiovisuel, de l’image fixe et de l’écrit, et pour la vitalité de la création artistique française. »
Mais tout le monde n’est pas du même avis. Le collectif la Quadrature du Net, déplore dans un communiqué que la notion de “licéité de la source” ait été ajoutée : “Cette notion prétend exiger de chaque individu qu’il se livre à un examen juridique approfondi pour s’assurer de la licéité de la source avant de réaliser une copie. Cela sera très difficile, voire impossible à déterminer, ce qui en pratique découragera l’acte de copie ou le rendra illicite”
L’Association UFC Que choisir estime que cette loi bride l’accès aux nouvelles technologies. Pour elle : « “la rémunération pour copie privée atteint, en France, des montants totalement exorbitants sans aucun rapport avec le manque à gagner réel des ayants droit, ce qui pénalise l’accès aux nouvelles technologies et contribue à développer le marché gris”
En 2010, la rémunération pour copie privée s’établissait à 189 millions HT. 75% de cette somme ont été attribués aux auteurs, éditeurs, artistes et producteurs.
A noter que les entreprise acquérant des supports numériques (disque durs, clés USB, tablettes etc.) sont dispensées de payer un prélèvement sur les copies à usage privé d’oeuvres littéraires ou artistiques. Ce sont, encore une fois, les consommateurs les plus touchés.



