Ce premier tome de Les Seigneurs Mages (Vents d’Ouest), Juliette Fournier et Greg Mauny nous propulsent dans un univers de fantasy médiévale où la magie n’est pas un don poétique, mais un instrument de domination politique implacable.
Un univers de contrastes
Le récit s’ouvre sur un “game of thrones” version magique. Lla mort du patriarche Yalnus, après trois millénaires de règne, laisse un vide immense à Dante-Pierre.

Alors que l’élite des Seigneurs-Mages se bouscule pour s’emparer des terres et des serfs, la réalité du peuple est bien plus sombre.
Le scénario réside dans cette tension permanente entre le faste des tours d’ivoire et la boue du terrain, où rôdent les Odiums, des créatures cauchemardesques que seul l’acier écarlate (forgé par ces mêmes mages) peut terrasser.
Les Seigneurs Mages – Un duo de héros aux trajectoires opposées
Au centre de ce chaos, on suit deux orphelins dont les ambitions déchirent le cœur.
Kain est un ado de 15 ans bouillonnant de rage. Il méprise l’oppression des mages et ne rêve que d’intégrer la Guilde des protecteurs pour chasser le monstre.
Niméa, sa sœur, voit dans la magie une porte de sortie et aspire à rejoindre les rangs de ceux que son frère déteste.
Cette dynamique fraternelle apporte une vraie profondeur émotionnelle à la quête initiatique, posant la question : peut-on intégrer le système pour le changer, ou faut-il le détruire de l’extérieur ?
Comme un petit air de manga
Graphiquement, Greg Mauny livre une prestation impressionnante. On sent une influence manga dans le dynamisme des scènes d’action et le design des créatures.
Le choix de teintes “peps” tranche avec la noirceur du propos, rendant l’univers étrangement vibrant et immersif.
Les Odiums sont visuellement marquants, ils renforcent le sentiment de danger constant. Pour acheter la BD suivez ce lien ou suivez ce lien.
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