Expo – Incursions Sauvages, quand le Street Art entre au musée

incursions sauvages street art expoLe Musée de la Chasse et de la Nature (Paris) donne carte blanche à 7 street artistes jusqu’au 11 septembre.

Bordalo II, Andrea Ravo Mattoni, Scaf, War ! Ruben Carrasco, Nadège Dauvergne, Jussi TwoSeven conversent avec le bestiaire permanent des collections du musée et c’est à ne pas manquer !

Il était une fois un confinement planétaire

Lors des confinements, un phénomène étrange a été remarqué dans le monde. Les animaux osaient entrer dans les villes.
On s’est alors rendu compte que ces Incursions sauvages étaient un témoignage manifeste de la porosité entre la ville et la nature, qui finalement a repris ses droits le temps d’un moment silencieux où la pollution était en diminution.

L’exposition Incursions Sauvages fait écho à ce phénomène. Elle va même au-delà en faisant entrer l’art urbain dans l’illustre hôtel Guénégaud.

L’arche de Noé des Street-Artistes

Les sept artistes invités ont investi le musée laissant leur patte éphémère en de multiples endroits.

De la façade donnant rue des Quatre Fils où un écureuil géant tend une corde à un chat (Scaf), à la cour de l’édifice où un Faucon Crécerelle (Bordalo II) nous toise, le ton est donné.

En pénétrant dans les salles du musée nous poursuivons notre incursion dans ce monde sauvage.
Au rez-de-chaussée, on croise une fresque immense, celle de War ! Une faune s’échappe d’un zoo fuyant la vague. Cette œuvre converse à merveille avec le rapace de Jussi TwoSeven, en écho au son de l’installation immersive de Sébastien Jouan.

Prenez ensuite les escaliers et apprivoisez le bestiaire de Nadège Dauvergne tapit dans l’ombre (c’est une sorte de cherche-et-trouve animalier), pour arriver à son Sanglier des villes, captivant !
Plus loin, laissez-vous happer par le subjuguant Renard au doudou de Ruben Carrasco. Il émane de ce chef-d’œuvre une force tranquille sidérante.
Puis, tout près de la forêt de carton d’Eva Jospin, A. Ravo Mattoni substitue le spray au pinceau en s’inspirant d’une parcelle de la toile de Rubens, Les Amours des centaures.

Le bestiaire sauvage, une cohabitation

Vous l’aurez compris, l’exposition Sauvages Incursions résonne à plusieurs titres en nous. Notre mental, nos émotions, nos souvenirs, cohabitent avec un monde animal perturbé… 

On apprivoise les œuvres l’espace d’un instant en sachant qu’elles seront ensuite effacées (c’est le propre du Street Art) tout en captant le message de chaque artiste. Avec un respect infini pour ce bestiaire, ces artistes de rue délivrent un message fort, grandiose que chacun ressentira au gré de ses envies.
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Andrea Ravo Mattoni

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de gauche à droite War ! Jussi TwoSeven, Sébastien Jouan

Ruben Carrasco