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L’Été des Indés l’ultime chapitre de la saison 2 !

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Tout l’été nous vous avons accompagné avec notre série l’Été des Indés. Vous avez été des milliers à découvrir les témoignages de 21 auteurs. Vous avez attrapé au passage de nouvelles idées de lecture et nous en sommes ravis !

Mais toutes les bonnes choses ont une fin. Pendant deux mois, nous avons mis en lumière ces auteurs qui ont osés faire le pas : se publier sans éditeur.

Ils ont choisi l’autoédition et vous ont fait découvrir leurs livres. Certains d’entre eux en ont vendu plusieurs dizaines de milliers, d’autres débutent à peine dans l’aventure, mais chacun a mis toute son énergie pour mener à bien un projet, que dis-je… un rêve !

Wendall Utroi nous fait le plaisir de conclure cette saison 2 de l’été des Indés. Il a lu chaque témoignage et nous livre son sentiment sur ce grand terrain de jeu qu’est l’autoédition.

Wendall Utroi est un auteur indépendant à succès. Il a d’ailleurs été sacré par la récompense ultime et a obtenu la plume des lecteurs lors de l’édition 2018 du Prix Amazon Les plumes francophones. Fin juin, l’adaptation de son roman Wanda a obtenu le prix du court métrage de moins de 40 mn à Los Angeles.

Wendall UtroiMille mercis à tous ceux qui aiment et osent, soutiennent les auteurs de ce Nouveau Monde

J’ai le privilège de clôturer l’été des Indés organisé par IDBOOX, et je remercie toute l’équipe pour cette marque de confiance.

J’ai découvert le monde de l’autoédition en 2014 avec la publication de mon premier roman, d’autres avant moi avaient défriché les grands axes de ce qu’allait devenir cet espace de liberté et de créativité. Je les en remercie.

Loin de moi l’idée de parler de mon parcours, j’aimerais plutôt dresser un bilan, tout d’abord des témoignages de ces auteurs, puis de cette bulle pétillante qu’est l’autoédition.

Grand merci à ces auteurs qui pendant cette période estivale nous ont narré, parfois avec tendresse, sarcasme, émotion ou rage, leurs fabuleux parcours.

Toutes les routes mènent à Rome, et je serais tenté de paraphraser : toutes les plumes mènent à l’autoédition. Il suffisait pour le comprendre de lire les témoignages de ces auteurs (et je vous invite à les lire, si ce n’est déjà fait).

Comment ne pas s’émouvoir, s’émerveiller, s’inspirer ? Il pourrait vous arriver de sourire aussi, car bien des passages vous plongeront dans votre passé ou dans votre présent.

L’envie

J’aimerais ne retenir qu’une chose, celle qui a galvanisé tous ces auteurs et peut-être vous-même qui lisez ces lignes : c’est l’envie. L’envie de ne pas s’arrêter au mot fin. De ne pas reculer devant les difficultés, les doutes, les craintes. L’envie d’oser passer ce cap, celui de soumettre au regard des autres un travail de l’intimité. L’envie de se surpasser, de créer, de partager, de se libérer parfois, et se réaliser.

L’écriture est souvent un plaisir solitaire, une fuite en avant qui nous éloigne de la réalité ou nous fait croire à un monde différent. Mais, que vaudrait tout cela s’il n’était pas offert aux autres ?

L’autoédition est un écrin qui renferme mille histoires, mille vies, qui sans doute ne verraient jamais le jour sans elle ! Des histoires aux pierres brutes ou taillées, brillantes ou rugueuses, mais qui ont le mérite d’exister. Alors, oui, toutes ne seront pas des best-sellers, toutes ne seront pas parfaites, mais elles trouveront un lecteur, deux, dix ou mille, et c’est bien là l’essentiel.

Et le monde de l’autoédition dans tout ça ?

Depuis mes débuts, je dois reconnaître qu’il m’a surpris plus d’une fois. Toujours en mouvement, différent, innovant.

Je me souviens de cet esprit conquérant, de cette folie créatrice qui animait mes premiers pas. L’ambiance était fraternelle, l’émulation saine tirait chacun vers le haut.

Le temps est passé par là, les auteurs se sont faits plus nombreux, et de l’entraide naquit la compétition. Une métamorphose bien compréhensive, et sans doute utile à ce monde nouveau qui attirait aussi bien les amoureux des mots que les margoulins. Il fallait survivre, et tenter d’exister parmi le nombre croissant de publications. Le mot autoédition faisait peur, c’est souvent la première réaction face à quelque chose que l’on ne connaît pas.

Dans ce mini séisme, j’ai malheureusement vu des auteurs de talent disparaître de la scène : endosser plusieurs casquettes ; vendre, faire sa promotion, endurer les assauts, n’était pas chose aisée. L’on parlait de plus en plus d’auteurs indépendants, et pas toujours de la meilleure façon.

Puis, quelques écrivains sont passés de ce petit bouillon de culture à la face ensoleillée de la planète. L’édition traditionnelle commençait à faire son marché dans ce vivier. Sans aucun doute, cela permit un nouveau sursaut : tout n’était donc pas bon à jeter ?

De nombreuses transformations ont secoué tout ce petit monde et l’autoédition commence à exister en tant que telle, et non plus comme un monstre improbable, laid et immature. Désormais, certains salons acceptent ces auteurs venus d’ailleurs. Des salons de l’autoédition s’organisent, des dédicaces. Les auteurs n’hésitent plus et se lancent dans la création d’audiobook, dans des traductions, dans la création de groupes, ouvrent des stands (comme cette année au Salon du livre à Paris) .

Les quelques dizaines d’auteurs qui s’étaient lancés dans l’aventure ont créé des émules, et ces derniers se sont multipliés.

La qualité tant décriée s’est uniformisée, et l’on voit de plus en plus de sites, de blogs, de vidéos qui expliquent pas à pas comment venir à bout d’une couverture, de la mise en page, de la promotion, la correction. Depuis un an environ, je vois poindre de nouveau cet élan de solidarité qui me manquait tant et cela fait chaud au cœur.

Certes, l’autoédition n’est pas un monde de Bisounours, et certains prônent l’élitisme quand d’autres ne voient que par le profit, mais il est un mot qui unit les auteurs, j’ose encore l’espérer, c’est la passion. Pas cette passion idiote et béate qui se fiche des autres, non, celle de partager au travers des mots. Quoi que l’on écrive, que l’on raconte, quitte à le faire mal ou avec maladresse s’adresse à quelqu’un ; un lecteur. La passion du partage oblige l’auteur à le faire bien, du mieux qu’il le peut en tout cas, pour ne pas décevoir cet autre à qui il s’adresse.

L’autoédition permet cet apprentissage, ce parcours fait de joies et d’embûches.
Alors oui, tout ne sera jamais parfait dans l’autoédition, tout ne sera pas forcément conventionnel ou normalisé, tout ne sera pas publiable, mais tout pourra être lu, et ça, c’est la magie de l’autoédition.

Enfin, il ne m’aurait jamais été possible de conclure ces quelques lignes, sans remercier le personnage principal de cette aventure, celui sans qui rien ne serait jamais arrivé : le lecteur. Mille mercis à tous ceux qui aiment et osent, soutiennent les auteurs de ce Nouveau Monde.

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