On entend souvent que les écrans éloignent les jeunes et les adultes des livres.
Pourtant, une étude inédite menée par NielsenIQ BookData et Netflix, à l’occasion du Netflix Book Festival, démontre exactement le contraire : regarder des séries et lire ne s’opposent pas, bien au contraire !

Un boost immédiat pour les ventes de livres
Chiffre marquant de l’étude : 84 % des adaptations analysées sur Netflix entraînent un pic de ventes pour le livre original au moment de leur sortie sur la plateforme.
Selon la notoriété du livre avant sa diffusion, Netflix joue plusieurs rôles.
La plateforme est d’abord un révélateur de succès. Des titres comme Ma vie avec les Walter Boys, Le Jeu de la Dame, Heartstopper ou La Chronique des Bridgerton avaient des ventes relativement modestes avant d’être adaptés à l’écran. Leur passage sur Netflix les a propulsés au rang de phénomène littéraire.
Voir graphique ci-dessous pour Bridgerton.

Elle donne un second souffle aux œuvres. Pour des livres déjà bien installés comme Lupin, YOU ou Frankenstein, l’adaptation relance le désir de lecture.
Enfin, il y a un rôle d’accélérateur. Pour environ un tiers des œuvres étudiées, le lancement de la série ou du film représente plus de 20 % des ventes totales réalisées sur l’ensemble de la vie du livre.
L’exemple d’Astérix est intéressant. Astérix et Obélix : le Combat des chefs, enregistre une progression de 39,7 % de son rythme de ventes. Cela même si, 90,1 % de ses ventes avaient déjà été réalisées avant le lancement de la série sur Netflix.
Le tableau ci-dessous donne des exemples complémentaires sur l’impact de la plateforme sur les ventes de livres.

Une jeunesse ultra-connectée… et très lectrice
C’est auprès des jeunes que la synergie entre petit écran et papier fonctionne le mieux.
49 % des moins de 24 ans choisissent leurs lectures en fonction des films et séries qu’ils ont regardés.
84 % d’entre eux déclarent acheter le livre original lorsqu’une adaptation qui les intéresse sort sur écran.
70 % des jeunes de moins de 24 ans voient la sortie d’une série ou d’un film comme une incitation directe à lire.
De plus, cette dynamique incite à la curiosité : les moins de 35 ans explorent en moyenne 5,3 genres littéraires différents. Cela montre que l’écran ouvre les portes de tout un univers d’auteurs et d’histoires.
L’info à retenir : Sur 58 adaptations Netflix analysées en France entre 2017 et 2026, plus de huit sur dix s’accompagnent d’un pic de ventes des livres dont elles sont issues autour de leur sortie sur la plateforme.
D’abord le livre ou la série ?
Si l’adaptation donne envie de découvrir l’œuvre, beaucoup préfèrent commencer par les pages avant l’écran.
En effet, 48 % des lecteurs préfèrent lire le livre avant de visionner son adaptation (contre 32 % qui préfèrent l’inverse).
Chez les grands acheteurs de livres, cette préférence pour la lecture en amont grimpe à 60 %.
Le badge « Vu sur Netflix », un label fiable
Sur les couvertures en librairie, le petit macaron ou le bandeau « Vu sur Netflix » ne passe pas inaperçu.
22 % des spectateurs (et 33 % des 25-34 ans) apprennent qu’une œuvre est tirée d’un livre grâce à cette mention.
C’est aussi, le 4ᵉ argument d’achat le plus cité sur les bandes de livres (28 %), juste derrière les mentions N°1 des ventes ou Prix littéraire.
Enfin, 69 % des personnes interrogées déclarent que cette mention pourrait les inciter à découvrir un livre (jusqu’à 79 % chez les moins de 24 ans).
Un cercle vertueux
Loin de remplacer la lecture, le streaming ou le cinéma alimentent le désir d’histoires.
Qu’une histoire naisse dans un livre, prenne vie à l’écran, puis ramène les spectateurs vers les librairies, la chaîne du livre et l’audiovisuel travaillent désormais main dans la main.



