Á voir ou à ne pas voir cette semaine au cinéma, voici mon avis sur deux films qui sortent ce 28 janvier : Gourou et Reconnu coupable.
Le film à voir : Gourou
Avec ses précédents films comme « Boîte noire », « Dalloway » ou « Un homme idéal », le réalisateur Yann Gozlan a montré qu’il possédait une vraie patte de cinéaste.
Avec de l’ambition, du fond et toujours la volonté de séduire le grand public. Son nouveau long métrage ne déroge pas à ces règles et son récit colle parfaitement aux enjeux de notre époque.

Dans « Gourou », Matt (totalement habité par un exceptionnel Pierre Niney, par ailleurs coproducteur de cette œuvre puissante et intense) est le coach en développement personnel le plus suivi de France.
Dans une société à la recherche de sens où la réussite individuelle est devenue primordiale, il délivre à ses adeptes des thèses qui fascinent ses admirateurs autant qu’elle inquiète les autorités.
De plus en plus critiqué, Matt va s’engouffrer dans une fuite en avant qui l’amènera tout près de la folie et, en même temps, de la gloire.
«Je suis fasciné depuis des années par ces figures d’orateurs à la parole quasi-magique mais aussi vénéneuse. La puissance des mots sur l’esprit et plus particulièrement sur les foules est un grand sujet de notre Histoire humaine. La mode du développement personnel boosté par les réseaux sociaux m’a inspiré cette idée originale. L’idée n’est évidemment pas de condamner tous les coachs de vie, mais de décrire les ambiguïtés et les dérives possibles de ces « gourous » modernes… », dit Pierre Niney qui s’est totalement investi dans ce projet et dont c’est le grand retour, après le triomphe du « Comte de Monte Cristo » .
Il faut voir cet excellent « Gourou », à la fois thriller et drame social, portant un regard incisif et décapant sur les excès de notre ère surcommunicante. Un moment de cinéma que vous ne regretterez pas.
Gourou, en salles le 28 janvier. Durée : 2 h 04
Le film à éviter : Reconnu coupable
Certains films donnent l’impression que seules leurs bandes annonces valent le déplacement.
C’est hélas le cas de ce médiocre thriller de science fiction dans lequel Chris Pratt et Rebecca Ferguson essaient de tirer leur épingle du jeu.
Dans un futur proche, un détective est accusé du meurtre de sa femme. Jugé par une intelligence artificielle ultra-performante, qu’il a lui-même contribué à mettre en place, il n’a que 90 minutes pour prouver son innocence avant qu’elle ne scelle son sort.
« Reconnu coupable » se dévoile péniblement avec un objectif jamais atteint : de l’action, un procès accéléré, de l’IA et une mise en scène qui tente de nous surprendre. Voulant coller à « Minority Report » de Steven Spielberg, le réalisateur Timur Bekmambetov se risque hasardeusement dans un exercice de style trop mécanique et lourdingue. Bref, du déjà vu. Notre verdict : un long métrage reconnu…mauvais !
Reconnu coupable, en salles le 28 janvier. Durée : 1 h 41
Envie d’aller au ciné ? Découvrez d’autres citriques ici



