Ce mercredi dans les salles ! Voici mon avis sur « Juste une illusion » qui sort ce 15 avril au cinéma.
Souvenirs, souvenirs…1985. Vincent, bientôt 13 ans, vit en banlieue parisienne dans une famille juive de la classe moyenne, avec son frère aîné, fou de The Cure et de l’esprit gothique, et ses parents, toujours en train de se disputer pour un oui, pour un non.

Alors qu’il n’est déjà plus un enfant et pas encore un adulte, il se pose toutes les questions de sa génération sur l’amitié, la religion ou la famille tout en vivant ses premiers émois amoureux.
Pourquoi aller voir Juste une illusion ?
Quel film jubilatoire ! Quel plaisir pour les spectateurs ! Encore une réussite et un merveilleux moment de cinéma signé par le tandem Olivier Nakache-Éric Toledano.
Mieux que quiconque, le duo de réalisateurs à qui on doit, entre autres, « Intouchables », « Nos jours heureux » ou « Le sens de la fête », sait raconter une histoire tout en brossant avec humour et élégance des portraits, des situations ou des époques.
Maîtres dans l’art du dialogue, Nakache et Toledano sont les champions de la comédie populaire de qualité. Avec toujours le désir d’apporter ce supplément d’âme qui touchera le cœur du public « Ce qu’on espère, c’est que chacun puisse attraper quelque chose qui lui est propre, dans son moment à lui, dans son vécu, dans son intimité. Est-ce la chanson de Téléphone ? Celle de Imagination, de The Cure ? Est-ce une discussion entre le grand frère et sa mère ? Ou juste un détail, un objet dans le décor ? Un son à la radio, une couleur ou la teinte d’un papier peint ? Les souvenirs de jeunesse ont tendance à rester plus profondément gravés dans la mémoire que ceux de presque toutes les autres périodes de la vie », souligne Éric Toledano.
Dans « Juste une illusion », Louis Garrel, Camille Cottin, Alexis Rosenstiehl et le jeune Simon Boublil forment une famille formidable. Et Pierre Lottin est irrésistible en gardien d’immeuble. Ce remarquable long métrage, qui sent bon la nostalgie des années 1980 si bien reconstituées, coche toutes les bonnes cases.
Émotion, drôlerie et humanité au rendez-vous : « Juste une illusion » devrait être remboursé par la Sécurité sociale !
Juste une illusion, en salles le 15 avril. Durée : 1 h 54
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