Cinéma – Mon coup de cœur de la semaine : L’Affaire Bojarski Le film à éviter : Furcy, né libre

Á voir ou à ne pas voir cette semaine au cinéma, voici mon avis sur deux films qui sortent ce 14 janvier : L’Affaire Bojarski et Furcy, né libre. 

Le film à voir : L’Affaire Bojarski

Il est sans doute l’un des plus grands faussaires de tous les temps. Czeslaw Bojarski était surnommé « le Cézanne de la fausse monnaie ». Ingénieur-chercheur, né en Pologne, il arriva en France en 1940 où il démarra son activité de faux-monnayage. Les faux billets de Bojarski suscitent aujourd’hui l’engouement des collectionneurs.

Affaire Bojarski avis et critique du film
« Tous les détails qui sont dans le film sont vrais. On a brodé bien sûr, on a aussi synthétisé certaines choses comme le fait que
Bojarski ait travaillé au début pour le gang des tractions avant, constitué de voyous et d’anciens collabos.
Il a imprimé des faux billets pour eux et, à un moment, il a compris qu’il n’était pas fait pour travailler avec ces gens-là. Il a sauté sur la première occasion pour partir et débuter une carrière en solo », dit le réalisateur Jean-Paul Salomé.

Son film, à la fois efficace, bien construit et formidablement interprété par Reda Kateb en Bojarski, mais aussi par Bastien Bouillon en flic à ses trousses pendant une quinzaine d’années, Sara Giraudeau et Pierre Lottin, nous transporte dans la France des années 1950-1960. Une époque reconstituée avec précision et réalisme.

En nous racontant le destin véridique de Bojarski, disparu en 2003 à 91 ans et qui mena une double vie à l’insu de sa famille, Jean-Paul Salomé réussit un excellent thriller financier autour de « cet homme qui a fait trembler la France ». Le parcours et l’indéniable talent artistique de Bojarski se regardent sans temps mort. On est embarqués dans ce récit hors normes où le spectateur n’est jamais trompé sur la marchandise.

Tout sonne vrai dans cette histoire de faux. Pas de doute : ce long métrage est une très bonne…affaire ! Découvrez aussi le livre ! 

L’Affaire Bojarski, en salles le 14 janvier. Durée : 2 h 08

Le film à éviter : Furcy, né libre

Île de la Réunion, 1817. À la mort de sa mère, l’esclave Furcy découvre des documents qui pourraient faire de lui un homme libre. Avec l’aide d’un procureur abolitionniste, il se lance dans une bataille judiciaire pour la reconnaissance de ses droits.

« Cela parle de nous, toutes et tous. C’est l’histoire de l’esclavagisme, mais pour moi « Furcy, né libre » est davantage un film sur son abolition. Et la réalité est que je m’adresse aux humains que nous sommes », explique le metteur en scène Abd Al Malik, qu’on connaît aussi comme rappeur, poète et romancier.

Si l’ambition est à saluer, elle ne tient pas sa promesse cinématographique. Trop schématique, trop ampoulé et trop prévisible : ce film, tiré d’une vraie histoire, ne tient pas la route.

On s’ennuie malgré la bonne prestation de Makita Samba dans le rôle de Furcy. Et on n’a qu’une envie : que le mot fin apparaisse sur l’écran pour retrouver sa liberté…
Envie d’aller au ciné ? Consultez d’autres critiques ici

Furcy, né libre, en salles le 14 janvier. Durée : 1 h 48



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