Avis aux rêveurs, aux amoureux du XIXe siècle et aux flâneurs du 9e arrondissement : après 17 mois de patience, le Musée de la Vie romantique sort enfin de sa chrysalide.
Niché au creux d’une impasse fleurie du 9e arrondissement de Paris, cet ancien repaire du peintre Ary Scheffer a fait peau neuve sans rien perdre de son âme.

Un voyage dans le temps (littéralement)
Oubliez la poussière, place à l’éclat de 1830 ! La rénovation a été menée comme une véritable enquête historique.
Grâce à un ancien tableau hollandais, la façade a retrouvé sa couleur d’origine et ses volets brun-beige d’autrefois.

À l’intérieur, c’est comme si George Sand venait de quitter la pièce : les tissus tendus, les parquets restaurés et les couleurs vibrantes recréent l’atmosphère feutrée d’une demeure d’artiste.

Mais ne vous y trompez pas, le musée vit avec son temps.
L’accueil est repensé. Vous trouverez une boutique pimpante et une accessibilité renforcée.

Le parcours est désormais ponctué de musiques, de lectures et d’ambiances sonores pour une plongée totale dans l’époque romantique. Des tables tactiles proposent des activités pour les enfants.

Le salon de thé, installé dans la serre, vous attend toujours pour une pause gourmande sous les arbres.
C’est la réouverture du Musée de la Vie Romantique petit avant-goût avant l’article complet ! #exposition #culture pic.twitter.com/cQ9KU4wvqX
— IDBOOX (@IDBOOX) February 16, 2026
Le Musée de la Vie Romantique – Au cœur de la création
Le nouveau parcours nous guide d’abord au rez-de-chaussée, chez Ary Scheffer, où l’on croise les fantômes illustres de Chopin ou Delacroix.

Une salle entière rend hommage à l’indomptable George Sand. À l’étage, le musée explore les passions de l’époque : la nature sauvage, les sentiments exaltés et le goût du fantastique. C’est beau, c’est intime, et ça fait un bien fou.

Face au ciel, Paul Huet en son temps, l’exposition inaugurale
Pour fêter cette réouverture, le musée nous invite à lever les yeux. Jusqu’au 30 août, l’exposition inaugurale met en lumière Paul Huet, un magicien du paysage trop longtemps resté dans l’ombre.
Ami de Delacroix et grand admirateur des maîtres anglais comme Turner, Huet était un véritable « chasseur de nuages ».

Bien avant les impressionnistes, il a su capturer la fureur d’un orage ou la douceur d’un crépuscule avec une sensibilité bouleversante.
L’exposition fait dialoguer ses chefs-d’œuvre avec ceux de ses contemporains (Corot, Boudin, Rousseau). C’est une traversée poétique des ciels du XIXe siècle. Une bouffée d’air frais indispensable !
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