Á voir ou à ne pas voir cette semaine au cinéma, voici mon avis sur deux films qui sortent ce 7 janvier : Les lumières de New York et Red Bird.
Le film à voir : Les lumières de New York
Quel beau film pour démarrer l’année 2026 ! Présenté à la Quinzaine des Cinéastes au dernier Festival de Cannes et en sélection au Festival de Deauville, ce long métrage déborde de sensibilité, d’humanité et d’émotion.
Lu, venu de Chine à New York avec le rêve de créer son restaurant, voit vite ses espoirs brisés. Endetté, il survit avec des petits boulots. Son épouse et sa fillette, qu’il n’a pas vues depuis des années, viennent le rejoindre avec le désir d’une nouvelle vie. Pendant quelques jours, Lu va tenter de leur offrir des instants de bonheur et de rallumer les lumières d’un avenir plus serein.
« L’idée m’est venue pendant les différents confinements liés à la pandémie de Covid, à New York. Je commandais à manger chaque jour, et tous les soirs, un livreur masqué me remettait mon repas. À cette époque, ils étaient considérés comme « travailleurs essentiels », au même titre que les médecins et les personnels soignants. Ils risquaient leur vie pour nourrir la population. Et je me suis mis à me demander qui étaient ces hommes, derrière leur masque », dit le réalisateur coréano-canadien Lloyd Lee Choi.
En montrant une autre image de New York, le cinéaste nous guide avec justesse et réalisme. Magnifiquement portée par des acteurs bouleversants, cette histoire oscille entre espoir, dureté du quotidien et tendresse. La relation entre le papa et sa fille, déambulant dans Big Apple, vous arrachera des larmes. Préparez vos mouchoirs !
Aucune fausse note dans ce film qui s’impose indiscutablement comme le premier coup de cœur cinématographique de 2026. Une œuvre forte, authentique et attachante. Et qui vous donnera de la lumière dans les yeux…
Les lumières de New York, en salles le 7 janvier. Durée : 1 h 43
Le film à éviter : Red Bird
Dire qu’ils se sont mis à trois réalisateurs pour enfanter ce pseudo thriller… à 3 francs, six sous ! Max soignait les blessures de son père Alex lorsqu’il revenait de ses missions secrètes sous l’identité du « Red Bird ».
Son père étant mort dans des circonstances mystérieuses, il va remonter les pistes une à une pour trouver les responsables, en compagnie de son ami Sam.
Ce film d’action indépendant s’affranchit du modèle traditionnel de production français. Avec l’objectif que le 7ème art peut prospérer en dehors des structures classiques de l’industrie.
Sur le papier, l’ambition paraît louable. Au résultat, c’est une catastrophe ! Poncifs, outrances ou excès ridicules : rien ne manque au « menu » de ce mauvais pudding. Le trio de metteurs en scène a mis la barre trop haut et il n’en a pas le talent. On voit rouge du début à la fin avec une seule envie : que cela se termine !
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Red Bird, en salles le 7 janvier. Durée : 1 h 28



