La nouvelle édition de l’étude internationale Microsoft sur la diffusion de l’intelligence artificielle confirme une tendance déjà perceptible l’an dernier.
La France s’impose durablement parmi les pays les plus avancés en matière d’usage de l’IA générative, tandis que les États‑Unis, pourtant leaders technologiques, perdent du terrain dans l’adoption par la population.
La France consolide sa position dans le top 5 mondial
Avec près de 44 % des actifs français utilisant aujourd’hui des outils d’IA générative — un chiffre en hausse par rapport aux 40,9 % enregistrés en octobre 2025 — la France confirme son dynamisme. Elle occupe désormais la 5ᵉ place mondiale, aux côtés de pays très performants comme la Norvège ou l’Irlande.
Cette progression s’inscrit dans la continuité des résultats observés lors de la précédente étude : l’Hexagone ne se contente plus de rattraper son retard, il s’installe parmi les nations les plus matures en matière d’adoption de l’IA.
Les États‑Unis reculent malgré leur puissance technologique
Le contraste est saisissant. Alors que les États‑Unis concentrent une part majeure des infrastructures, des modèles d’IA de pointe et des investissements mondiaux, leur taux d’adoption par la population active reste étonnamment faible : 28,3 % seulement utilisent des outils d’IA générative.
Conséquence directe : le pays glisse à la 24ᵉ place du classement mondial, contre 23ᵉ en octobre 2025. Plusieurs pays de l’OCDE, dont la France, affichent désormais des niveaux d’usage nettement supérieurs.
Les petits pays en tête grâce à des stratégies plus agiles
L’étude insiste sur un phénomène récurrent : les pays de taille plus modeste — France, Irlande, Norvège, Singapour — avancent plus vite que les grandes puissances économiques. Leur avantage repose sur trois leviers structurants :
– Une meilleure couverture linguistique des modèles d’IA, facilitant l’usage quotidien.
– Des politiques publiques cohérentes et coordonnées, accélérant l’intégration de l’IA dans les services et les entreprises.
– Un accès plus homogène aux outils numériques, réduisant les disparités territoriales.
Ces facteurs combinés créent un environnement propice à une adoption rapide et massive.
Un fossé Nord‑Sud qui se creuse
L’étude révèle également une dynamique préoccupante : l’écart entre les pays du Nord et ceux du Sud continue de s’élargir. L’adoption de l’IA progresse presque deux fois plus vite dans les pays du Nord.
– +1,8 point d’adoption dans les pays du Nord
– +1,0 point dans les pays du Sud
Résultat : l’écart global passe de 9,8 points à 10,6 points.
Ce différentiel croissant souligne l’importance de trois éléments clés : l’accès aux infrastructures, la disponibilité de modèles linguistiques adaptés et la mise en place de politiques publiques favorisant l’usage de l’IA.
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