Voici mon avis sur « Le Roi du Game » qui sort le 21 octobre dans les salles de cinéma.
Depuis ses débuts en duo avec Ramzy dans les années 1990, Éric Judor est sans conteste l’un des humoristes les plus drôles de France. Et comme réalisateur, il nous avait convaincus avec, entre autres, « Seuls Two » (en tandem avec Ramzy Bedia), « Problemos » ou l’hilarante série pour Canal Plus, « Platane ».

Mais son nouveau long métrage ne brille pas par la qualité ni par la force comique. Dans « Le roi du Game », il nous entraîne dans le monde des jeux de rôles. Il incarne Alexandre, prêt à tout pour renouer avec sa fille, quitte à infiltrer une équipe de bras cassés dans un univers de jeu médiéval et fantastique.
Cette quête impossible pourrait bien le ramener à ses propres rêves ou réalités.
Un sujet qu’Éric Judor connaît très bien comme le raconte le comédien et metteur en scène : « J’ai vraiment joué aux jeux de rôles vers 16 ou 17 ans. On avait un maître du jeu qui venait chez mes parents, dans la cuisine, et il nous faisait vivre des quêtes. Ça n’a duré que trois ou quatre mois, mais pour un ado c’est déjà une éternité. Ce dont je me souviens surtout, c’est que le maître du jeu me reprenait sans arrêt parce que je sortais de mon personnage. Déjà à l’époque, j’avais tendance à casser l’immersion avec des vannes. Et finalement, ce film m’a appris exactement l’inverse : si tu ne t’immerges pas complètement, ça ne fonctionne pas. Le jeu de rôle, tu ne peux pas le vivre à moitié…»
Une comédie laborieuse avec des gags lourdingues et des dialogues sans saveur
Si Éric Judor avait maîtrisé un scénario trop farfelu et fourre-tout (et dont il n’est pas l’origine), le résultat de cette comédie laborieuse aurait certainement été différent.
Même si l’acteur provoque toujours quelques rires par sa présence et son style unique, l’ensemble baigne dans une lourdeur décevante.
Les gags tombent à plat pendant que les répliques font pschitt ! Alexandra Lamy, co-héroïne aux côtés de Judor, sombre dans des tics d’actrice et cela devrait l’amener à se renouveler au risque de se répéter.
Quant à la mise en scène, elle se distingue par sa pauvreté, tant sur le fond que sur la forme. Ce « Roi du Game » donne l’impression d’un rendez-vous totalement manqué avec un concept prometteur sur le papier, hélas raté sur l’écran. Ce jeu signé Éric Judor ne vaut pas la chandelle. Conclusion : game is over !
. Le Roi du Game, en salles le 21 octobre. Durée : 1 h 28



