Cinéma – Mon coup de griffe de la semaine : L’Arabe

Voici mon avis sur « L’Arabe » qui sort le 4 novembre qui sot dans les salles de cinéma. 

Dans l’Algérie des années de plomb, sur fond de décennie noire, Kamel, jeune journaliste, tente de faire émerger une parole enfouie. C’est à Oran qu’il rencontre Haroun, un retraité solitaire, qui lui livre une histoire sidérante : il serait le frère de « l’Arabe » assassiné dans « L’Étranger » d’Albert Camus.

L'Arabe critique film

Cet Arabe, dont le nom effacé était Moussa, devient alors le point de départ d’une relecture de l’Histoire, entre mémoire coloniale, silences familiaux et violence politique.

En adaptant librement, mais maladroitement, le best-seller de Kamel Daoud, « Meursault, contre-enquête », publié en 2013, le réalisateur algérien Malek Bensmaïl s’est saisi d’un sujet qui lui tenait à cœur : « Depuis l’indépendance en 1962 et tout au long de mon enfance et de ma scolarité, on devait par tous les moyens retrouver « la mère du monde ». Il fallait vite « réintégrer » la nation arabe, sa langue, sa culture, sa religion au sortir d’un siècle et demi de colonisation française et de sept années de guerre. C’est à partir de cette paternité recherchée et forcée, de cette quête de décolonisation à grande vitesse, qu’à la première lecture du roman de Kamel Daoud, « Meursault, contre-enquête », j’ai ressenti un besoin intense d’images, d’un récit créatif fort et original, jouant des artifices à la fois de la fiction et du réel. », dit le metteur en scène.

Une libre adaptation du livre de Kamel Daoud… le talent et l’inspiration en moins  !

Ce long métrage ne possède pas le souffle et la force de l’ouvrage de Kamel Daoud. C’est là que le bât blesse : peu inspiré au niveau de sa réalisation et sans réel point de vue, Malek Bensmaïl rate sa cible.

Il nous propose une œuvre pauvre, sur le fond comme sur la forme. En dépit des efforts des interprètes, ce long métrage tourne en rond, comme un disque rayé.

Le cinéaste se vautre avec son scénario mal fagoté et laisse le spectateur sur sa faim. Ce qui aurait pu être une histoire émouvante et captivante se transforme en un récit fade et ennuyeux.

On sait la difficulté d’adapter sur grand écran un livre, de surcroît quand il s’agit d’un succès en librairies. Malek Bensmaïl illustre, hélas, cette constatation. Il y a tellement d’autres meilleurs films actuellement à l’affiche qu’il vaut mieux passer votre route avec celui-là…

. L’Arabe, en salles le 4 novembre. Durée : 1 h 46

L’arabe

★★★★★

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