Cinéma – Mon coup de griffe de la semaine : Melpomène

Voici mon avis sur « Melpomène » qui sort le 30 septembre dans les salles de cinéma. 

Il y a des longs métrages qu’on oublie aussitôt après les avoir vus. Parce qu’ils n’impriment rien dans notre mémoire ou qu’ils ne procurent aucun plaisir cinéphilique. C’est le cas de ce piètre film qui s’enfonce, au fil des séquences, dans la monotonie, faute d’originalité et d’un point de vue.

Melpomène critique film

Et comme l’inspiration manque terriblement à l’auteure et principale héroïne de ce fourre-tout peu ragoûtant, on se demande à quoi sert de sortir en salles une telle production.

Dans « Malpomène », trente ans après la mort mystérieuse de sa mère, Marthe revient dans le sud de la France pour faire éclater la vérité. Mais plus elle s’approche de son passé, plus le réel semble lui échapper.

« Mon premier film parlait déjà de la perte. Et dans une forme de continuité, l’un des fils conducteurs de « Melpomène » a été de m’interroger sur toutes les formes que le deuil peut revêtir. Qu’est-ce qui fait que l’on fait un deuil propre si je peux dire, ou pas ? Quels sont les signes qui indiquent que l’on a réussi à faire son deuil ? Et cela m’a amené vers le sujet de la folie. J’ai décidé d’étudier le cas particulier de Marthe, personnage que j’ai construit moi-même avec l’envie de comprendre comment elle pourrait se sortir de cette situation qui est la complexité et le vertige d’un deuil », souligne la réalisatrice et actrice Charlotte Dauphin.

Un film raté et insipide sur le deuil, qui ne procure aucun intérêt cinématographique

Son premier long métrage, « L’autre », sorti en 2020, avec Astrid Bergès-Frisbey, Anouk Grinberg et James Thiérrée fut présenté dans plusieurs festivals internationaux et offrait quelques qualités.

Avec la promesse d’une metteuse en scène à suivre. Dans « Melpomène », Charlotte Dauphin réunit un beau casting : Pascal Greggory, Marisa Berenson, Andie MacDowell et Finnegan Oldfield.

En dépit de la présence de ces comédiens talentueux, la sauce ne prend jamais. L’intrigue patauge en raison d’un scénario mal agencé et de l’avalanche de scènes sans saveur.

Á force de vouloir tout faire (l’écriture de l’histoire, la réalisation, la coproduction et l’interprétation), Charlotte Dauphin perd le contrôle de son projet. Résultat : le spectateur peine à s’endormir devant un tel spectacle cinématographique. Affligeant !

.Melpomène, en salles le 30 septembre. Durée : 1 h 36 
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Malpomène

★★★★★

 

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