Voici mon avis sur « Garance » qui sort le 23 septembre dans les salles de cinéma.
Adèle Exarchopoulos est une immense actrice. Elle le prouve une nouvelle fois, et magnifiquement, dans « Garance », le quatrième long métrage de Jeanne Herry.

Projeté en compétition officielle lors du dernier Festival de Cannes, ce film brille par son humanité, sa justesse et son émotion.
Et cela, comme toujours dans l’œuvre de Jeanne Herry, à qui on doit les remarquables « Je verrai toujours vos visages », « Pupille » et « Elle l’adore ».
L’histoire de « Garance » nous plonge dans le parcours de Garance, une jeune actrice mais qui n’est pas une vedette. Elle gère et assure tout de son mieux avec sa personnalité vaillante et joyeuse.
Garance trouve dans l’alcool un carburant et un réconfort. Elle change de vie et commence alors un parcours de huit ans avec des déménagements, du travail, des rencontres, des moments de fêtes et d’angoisses, de joies et de coups durs. Une révolution intime, amicale et sexuelle, mais elle boit toujours plus. Jusqu’à frôler la mort.
Avec sa mise en scène délicate et son scénario jamais outrancier, Jeanne Herry brosse le portrait d’une femme, confrontée à l’addiction. C’est intense, authentique et maitrisé de bout en bout.
Sous sa direction, Adèle Exarchopoulos livre une prestation puissante qui aurait pu lui permettre de remporter le prix d’interprétation au Festival de Cannes, le jury lui ayant préféré Virginie Efira et Tao Okamoto pour « Soudain ». Un personnage dans lequel la comédienne s’est totalement investie.
Adèle Exarchopoulos irradie l’écran par son authenticité et sa puissance émotive
« En ce qui concerne l’addiction, il ne s’agissait pas de jouer l’ivresse, mais la nécessité de consommer ou la peur de la rechute lorsque Garance est en sevrage. Jeanne Herry m’a présenté à une addictologue de l’hôpital Villejuif, qui m’a proposé d’assister à un cercle de parole pour femmes souffrant d’addictions. Je l’ai beaucoup interrogée et je me suis rendue aux rencontres entre ces femmes, dont je me suis nourrie. Puis, j’ai travaillé avec un coach. Nous avons soulevé une à une toutes les questions induites par le scénario et nous avons travaillé le texte à la table, en marchant, en courant. J’ai ainsi vécu avec le personnage bien en amont du tournage. »,explique Adèle Exarchopoulos.
À ses côtés, Sara Giraudeau lui donne la réplique avec grâce et conviction. Ce récit nous rend ivres de bonheur cinématographique en dépit de la gravité du sujet. Voilà un très beau film qu’il faut voir, et consommer sans aucune modération…
Garance, en salles le 23 septembre. Durée : 2 h
Deux autres nouveaux films à voir ce 23 septembre
« Primetime » de Lance Oppenheim, avec Robert Pattinson.
Merritt Wever et « Heart of the Beast » de David Ayer, avec Brad Pitt et J.K. Simmons.
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