Cinéma – Mon coup de cœur de la semaine : The Good Sister

Voici mon avis sur « The Good Sister » qui sort le 2 septembre dans les salles de cinéma. 

Avec son premier long métrage, la réalisatrice allemande Sarah Miro Fischer réussit son entrée dans le club des nouvelles cinéastes.

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Son histoire, à la fois intense, âpre et émouvante, évoque avec sensibilité et justesse les relations entre une sœur et son frère. Un thème que la metteuse en scène inscrit dans un contexte dramatique et inquiétant, ce qui rend son long métrage captivant et ancré dans notre époque.

Dans « The Good Sister », Rose, une infirmière, partage un appartement avec son frère Sami. Tous deux sont très complices, et lorsque Rose reçoit une convocation comme témoin, dans le cadre d’une affaire de viol impliquant Sami, elle ne comprend pas de quoi il s’agit. Rose déclare aux enquêteurs qu’elle n’a rien vu, éludant les bruits d’ébats sexuels dans la chambre d’à côté, qu’elle a pourtant entendus la nuit en question. Pourtant, la victime affirme qu’elles se seraient croisées dans le couloir.

« Avec ma co scénariste, Agnes Maagaard Petersen, nous voulons voir la famille comme une entité sur laquelle on peut toujours compter. Elle est supposée nous soutenir, du moins c’est l’idée. Mais que se passe-t-il lorsque les intérêts divergent au sein de ce nid douillet ? Je voulais que la cinématographie reflète l’état d’esprit de Rose. Leur maison commence à les oppresser, car il n’y a pas de place pour leurs désirs respectifs », explique Sara Miro Fischer.

Quand les relations entre une sœur et un frère sont plongées dans la tourmente

Avec sa mise en scène puissante et jamais prétentieuse, la réalisatrice parvient à nous intriguer tout en posant des questions importantes. « The Good Sister » s’inscrit ainsi dans la lignée de plusieurs œuvres européennes récentes.

On pense en particulier à « Anatomie d’une chute » de Justine Triet, Palme d’or au Festival de Cannes en 2023, et à « La salle des profs », un autre film allemand sorti en 2024.

Des récits qui semblent chercher de nouvelles formes pour raconter une quête féminine. Où contrairement aux habituelles pérégrinations des héros masculins, il s’agit de rompre les liens avec ceux que l’on aime.

Dans les deux principaux rôles, Marie Bloching et Anton Weil font preuve d’une d’humanité et d’une formidable sobriété dans leur jeu, renforçant notre intérêt pour leurs rapports familiaux. Du cinéma de qualité et qui incite à la réflexion.
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The Good Sister

★★★★★

The Good Sister, en salles le 2 septembre. Durée : 1 h 36

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