Cinéma – Mon coup de griffe de la semaine : The Holy boy

Voici mon avis sur « The Holy Boy » qui sort le 2 septembre dans les salles de cinéma.

Présenté à la Mostra de Venise en septembre 2025, ce film soi disant d’épouvante est surtout…épouvantable !

The Holy Boy critique film

 

Caricatural, poussif, lourdingue et à la limite du ridicule. C’est l’histoire de Sergio, un enseignant hanté par son passé, qui est muté à Remis, un petit village de montagne. Réputé pour être le plus heureux d’Italie, l’endroit semble idéal pour prendre un nouveau départ. Mais l’apparente quiétude de cette « vallée des sourires » cache un étrange secret.

Chaque semaine, les habitants se rassemblent autour de Matteo, un adolescent que l’on dit capable d’absorber la douleur des autres.

« Avec « The Holy boy », je voulais créer une ville, une communauté qui soit elle-même un personnage. Un lieu où il n’y aurait ni gentils ni méchants, mais uniquement des individus passant constamment d’un rôle à l’autre (de protagoniste à antagoniste) selon leur besoin d’échapper à leur souffrance. Les événements du film se déroulent dans un présent indéterminé (même si l’année 2025 est mentionnée) au sein d’une communauté hors du temps », souligne le réalisateur italien Paolo Strippoli.

Avec son troisième long métrage, le metteur en scène transalpin oscille entre le mauvais cinéma fantastique et le pire du 7ème art axé sur le religieux ou le mystique.

Un pseudo film d’épouvante qui est surtout…épouvantable et caricatural !

Le cinéaste se perd dans des digressions redondantes. Faute de maîtriser sa mise en scène, il met en valeur, hélas, la faiblesse de son scénario.

Il y a à la fois quelque chose de pédant et d’inutile dans ce genre d’œuvres. D’autant plus que les comédiens ne rehaussent pas l’ensemble. Sombrant dans l’excès ou la platitude, ils sont involontairement les interprètes d’un long métrage répétitif où les séquences plus lourdingues les unes que les autres s’accumulent à la chaîne.

Paolo Strippoli ne manque pas d’ambition pour son projet. Mais il n’a pas de souffle ou de créativité. Résultat : on a plutôt envie d’allumer un cierge pour que la lumière de la salle revienne après 2 heures de pénitence !
Prière de ne pas s’engouffrer dans cet « enfer » cinématographique. Amen !

Envie d’aller au ciné? Consultez nos critiques ici.

The Holy boy

★★★★★

The Holy boy, en salles le 2 septembre. Durée : 2 h 02

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