Cinéma – Mon coup de griffe de la semaine : Maoussi

Voici mon avis sur « Maoussi » qui sort le 16 septembre dans les salles de cinéma. 

Cela aurait pu être un joli film d’amour et sociétal. Cela ne s’apparente qu’à une bluette sans saveur, bourrée de clichés et, finalement, sans intérêt.

critique film Maoussi


Dans un appartement du quartier populaire parisien de Belleville, Babette (une Danoise) est amenée à héberger et partager son quotidien avec Edo, un réfugié congolais sans-papiers et musicien. C’est alors que Maoussi, une souris de laboratoire en fuite, s’immisce dans leur vie.
Agissant tel un enfant adopté, l’animal bouscule leur routine et les force à se confronter à leurs visions radicalement différentes de la vie et de l’amour.

« Mon film raconte une histoire d’amour entre deux personnes qui se loupent parce que l’une est en mode survie alors que l’autre est dans le romantisme. C’est une fable moderne un peu burlesque. Une histoire d’amour entre deux êtres que le destin désynchronise. Il me semble que les réfugiés et plus généralement notre vision de l’altérité et de l’accueil, constituent des enjeux majeurs de notre siècle. Des enjeux dont le cinéma s’imprègne. À quoi rêvent ces milliers d’hommes et de femmes qui migrent et que l’on n’envisage que comme des statistiques ? Ainsi, la souris devient aussi par moment à travers le regard des autres, le symbole d’un parasite », explique la réalisatrice Charlotte Schioler.

Une bluette sans intérêt qui se distingue par sa platitude et ses poncifs

La cinéaste, par ailleurs héroïne de son long métrage avec Moustapha Mbengue, n’a pas le talent nécessaire pour jouer sur le double tableau de la love story et du fait de société.

Son projet se veut léger : il est lourdingue. Son récit vise à émouvoir : il tombe dans les poncifs. Son scénario cherche l’humour : il rate tous ses effets comiques. Sa mise en scène, plate et dénuée de toute inspiration, engendre l’ennui.

En dépit de sa bonne volonté, Charlotte Schioler fait fausse route. Impossible de s’embarquer dans sa quête cinématographique qui enchaîne les séquences aussi insipides les unes que les autres !

Pourquoi encombrer les salles de cinéma avec ce style de productions sans queue ni tête ? Ne tombez pas dans le piège de « Maoussi » : Chat ne vaut pas du tout le coup !!
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. Maoussi, en salles le 16 septembre. Durée : 1 h 15

Maoussi

★★★★★

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