Il est un instant suspendu, à la fin du jour, où les contours se brouillent et où l’œil doit s’apprivoiser à l’incertain.
C’est dans ce moment précis, ce fameux « entre chien et loup », que nous convie la Bourse de Commerce – Pinault Collection avec sa nouvelle exposition magistrale : « Clair-obscur ». Réservez votre entrée.

Jusqu’au 24 août 2026, le musée parisien se métamorphose en un paysage crépusculaire. Ici, la lumière n’est pas seulement un éclairage, elle est une matière vivante, une arme contre l’oubli ou un pinceau qui dessine dans le noir.
Fixer l’obscurité pour mieux voir
S’inspirant de la pensée du philosophe Giorgio Agamben, l’exposition nous rappelle que le véritable contemporain est celui qui ne se laisse pas aveugler par les lumières factices de son époque. C’est celui sait fixer le regard sur son obscurité.

Dès l’entrée, le ton est donné. Sous le dôme majestueux de la Rotonde, le film Camata de Pierre Huyghe nous emporte dans le désert d’Atacama pour un rituel métaphysique où l’humain et le cosmos dialoguent dans un silence assourdissant.
Plus loin, les vitrines du Passage s’animent sous la main de Laura Lamiel. L’artiste utilise les tubes fluorescents comme des pinceaux pour faire vibrer nos états d’âme les plus secrets.
Un avant-goût de l’exposition Clair-Obscur qui débute @BourseCommerce. Le reportage complet est à retrouver mercredi ici https://t.co/elC5WrYWSh#expo #exposition #culture pic.twitter.com/t7jJKl6YdS
— IDBOOX (@IDBOOX) March 10, 2026
L’art moderne fait son entrée dans le temple de l’art contemporain
Le génie de cette exposition réside aussi dans sa capacité à faire dialoguer les époques. Car le clair-obscur n’est pas le seul apanage de l’art d’aujourd’hui.
Pour la première fois, la Collection Pinault dévoile des chefs-d’œuvre de l’art moderne. Un pont se crée entre hier et aujourd’hui.

Au détour des galeries, on croise les silhouettes filiformes et fragiles d’Alberto Giacometti, qui semblent surgir d’un néant lumineux.
Les matières tourmentées et les hybrides étranges de Germaine Richier habitent les zones d’ombre.

Les textures telluriques de Jean Dubuffet explorent la densité de la matière brute. Ces maîtres de la peinture et de la sculpture modernes, pionniers de l’exploration des tréfonds de l’âme humaine, nous rappellent que la quête de la lumière dans les ténèbres est un combat éternel.

Un voyage entre les ténèbres et la lumière
L’exposition traverse les siècles. Elle ravive l’héritage des maîtres du Chiaroscuro comme Le Caravage ou Goya.
On y retrouve les toiles mélancoliques de Victor Man, dont les bleus profonds semblent absorber le regard, ou les vidéos de Bill Viola, où des corps émergent lentement de l’ombre dans un ralenti hypnotique.
Chacun se perd dans les visions hallucinées de Sigmar Polke ou dans la réinterprétation des « Peintures noires » par Philippe Parreno.

Une constellation d’artistes
Pour guider vos pas dans ce clair-obscur, une pléiade d’artistes venus de tous horizons déploient leurs œuvres telles des étoiles dans la nuit. Citons par exemple Frank Bowling, James Lee Byars, Bruce Conner, Trisha Donnelly. Yves Tanguy, Wolfgang Tillmans, Rosemarie Trockel, Bill Viola, Danh Vo et Mary Wigman…
Clair Obscur – Une expo coup de coeur
« Clair-obscur » n’est pas une simple exposition; c’est une invitation à ralentir. Laissez vos yeux s’habituer au mystère. Que l’on soit amateur d’art pointu ou simple curieux en quête de beauté, on ressort de la Bourse de Commerce avec la sensation d’avoir touché du doigt l’invisible.
Alors, laissez-vous tenter par cette promenade nocturne en plein jour. Car c’est souvent dans l’obscurité que l’on finit par trouver sa propre lumière. Réservez votre entrée ici.
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