Cinéma – Mon coup de griffe de la semaine : Bombonera

Voici mon avis sur « Bombonera » qui sort ce 26 août dans les salles de cinéma.

Dix ans après avoir co-réalisé en 2016 le documentaire « Ballon sur bitume », Syrine Boulanouar poursuit son exploration de l’univers du football de rue avec « Bombonera », son premier long métrage de fiction.

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Le cinéaste évoque les coulisses d’une histoire d’escroc qui, pour remonter la pente, va tout miser sur une jeune et talentueuse joueuse de streetfoot.

Dans ce film, hélas sans inspiration ni grande originalité, Enzo, sans domicile, enchaîne les arnaques sur le dos de jeunes prodiges du ballon rond. Lors de la sélection des joueurs en vue d’un important tournoi de streetfoot dans son stade, il remarque un très grand potentiel en la personne de Lisa. À 14 ans, cette adolescente déterminée veut devenir la première femme à jouer parmi des garçons.

« Avec mon coscénariste Karim Boukercha, nous avons écrit un film que nous aurions aimé voir adolescents, centré sur un tournoi de foot, une arène inédite au cinéma mais où la jeunesse est célébrée. Nous savions que pour filmer de façon réaliste du football, il faut les moyens de la télévision : la seule façon de s’en approcher, c’est avec le foot à cinq, qui permet d’être davantage au cœur de l’action, avec des terrains plus réduits. Cela favorise aussi la dramaturgie, avec moins de joueurs et de personnages. », dit Syrine Boulanouar.

Pour son 1er film de fiction, le documentariste Syrine Boulanouar rate la cage aux buts !

Malgré sa bonne volonté, le metteur en scène n’atteint pas son objectif. Tout sonne creux dans ce périple footballistique.

L’ensemble manque de rythme, de souffle et d’intensité. En dépit de la présence de Vimala Pons et Soufiane Guerrab aux côtés de la jeune Emma Boumali (plutôt convaincante dans le rôle de Lisa), le récit se perd entre différentes pistes.

Au risque de nous conduire vers des prolongations… de l’ennui. Cela aurait pu apparaître comme une première belle rencontre de 7ème art. Mais cela se transforme en match raté.

Comme la mise en scène ne brille guère par sa créativité, on n’attend qu’une seule chose : le coup de sifflet final ! Loin d’être une « bombe » cinématographique, « Bombonera » ressemble à un pétard mouillé.
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Bombonera, en salles le 26 août. Durée : 1 h 27

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