Si vous cherchez à sortir du tumulte parisien pour plonger dans une parenthèse enchantée, poussez les portes du Grand Palais.
Avec « Nous, frissons d’étoiles », Laure Prouvost ne propose pas une simple visite, mais une dérive onirique où la logique laisse place à une poésie organique. Réservez votre entrée ici.

“Nous, frissons d’étoiles” est une installation immersive monumentale qui explore les liens entre art et science, et plus particulièrement la physique quantique.
L’artiste y propose une réflexion sur l’interconnexion du monde, illustrée par son mantra « WE ARE WE ». L’expérience est pensée pour être sensorielle, mêlant sons, images et installations, avec une nappe sonore époustouflante.
Petit aperçu de l’exposition LAURE PROUVOST
NOUS, FRISSONS D’ÉTOILES qui ouvre ses portes. Reportage complet à venir sur https://t.co/wj5XOlXDL9 #exposition pic.twitter.com/xfeQpmK6uR— IDBOOX (@IDBOOX) June 9, 2026
Une poésie mathématique
Dès les premiers pas dans la Nef, l’expérience déroute autant qu’elle séduit. On oublie vite la quête de sens rationnel pour mieux s’abandonner à la magie de l’instant.

Ici, les objets du quotidien deviennent des reliques étranges : on reste fasciné par ces framboises charnues comme des mamelons, délicatement posées sur les rétroviseurs des fontaines, comme un clin d’œil insolite à la fragilité et au désir.

L’emblème du vivant
L’artiste déploie son univers familier avec ses codes immuables : les seins, omniprésents, deviennent autant d’emblèmes de fertilité et de douceur, ancrant l’exposition dans une féminité universelle et apaisante qui irrigue toute la scénographie.

Une expérience sensorielle et intime
Mais le clou du spectacle reste cette dimension profondément participative qui nous transforme en explorateurs.
On se glisse avec délice dans les cabanes dissimulées, ces petits refuges où l’on enfonce la tête pour s’isoler du monde. Le silence s’épaissit, la lumière change, et l’on se retrouve seul avec soi-même, bercé par une volupté rare.

N’hésitez pas à jouer avec les voiles tentaculaires, sans doute la plus haute installation jamais vue sous la grand nef !
Laure Prouvost – Lâcher prise pour mieux ressentir
Il ne faut surtout pas chercher à décortiquer chaque message ou à résoudre l’énigme de la physique quantique qui sous-tend le travail.
Laure Prouvost nous offre une invitation précieuse : ne pas comprendre, mais simplement se laisser porter.
C’est une expérience sensorielle, un murmure, un « frisson d’étoiles » que l’on emporte avec soi en ressortant, un peu plus léger, sur les pavés parisiens.
L’exposition est à découvrir à la Nef du Grand Palais jusqu’au 26 juillet 2026. Une escale indispensable pour ceux qui veulent réenchanter leur vision du réel. Réservez votre entrée ici.
A propos des livres sur Laure Prouvost c’est ici.
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