Voici mon avis sur « Rose » qui sort le 9 septembre dans les salles de cinéma.
Tout ce qui est excessif est insignifiant. Cet aphorisme de Talleyrand sied parfaitement à ce drame historique qui s’autodétruit à force de mise en scène prétentieuse, de jeu exagéré et d’un récit mal construit.

L’histoire se déroule au lendemain de la guerre de Trente Ans. Un mystérieux soldat balafré s’installe dans un village isolé d’Allemagne. À force de labeur et de services rendus, il gagne la confiance des habitants et croit enterrer son secret. Alors que les villageois commencent à le considérer comme l’un des leurs, tout bascule lorsqu’ils se mettent à douter de sa véritable identité.
« Il y a quelques années, une amie historienne m’a appelé pour me souhaiter un joyeux anniversaire et m’a raconté une affaire judiciaire allemande qu’elle associait à cette date particulière. Exactement 250 ans avant ma naissance, jour pour jour, une femme avait été exécutée à Halberstadt pour s’être fait passer pour un homme et avoir été reconnue coupable de sodomie. Elle est aujourd’hui considérée comme la dernière femme à avoir été condamnée à mort pour ce crime, qui englobait alors les relations entre hommes, la bestialité et certains actes de pénétration. Ce message a marqué le début d’un long travail de recherche au cours duquel j’ai exploré des centaines de trajectoires féminines à travers les siècles », dit le réalisateur autrichien Markus Schleinzer.
Rose – Un drame historique pompeux qui ne tient pas du tout ses promesses
Dans le rôle principal, l’actrice allemande Sandra Hüller peine à convaincre. Pour la simple raison que cette comédienne se répète au fil des films par des expressions fades et un regard vide. Il serait bien qu’elle diversifie son interprétation, au risque de lasser.
Mais au-delà ce celle qui était l’une des héroïnes d’ « Anatomie d’une chute », ce long métrage se perd dans des dédales scénaristiques insipides. Et dans des scènes où suinte l’envie d’impressionner le spectateur avec une réalisation trop ambitieuse et une photographie tellement alléchée que cela en devient caricatural. Autant de défauts qui véhiculent une sensation d’ennui permanente. Voilà un film sur l’Histoire qui ne rentrera sûrement pas dans l’Histoire du 7ème art. Une « Rose » tournée en noir et blanc, hélas vite fanée…
Rose, en salles le 9 septembre. Durée : 1 h 34
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