L’Association of American Publishers (AAP), aux côtés d’autres grandes organisations de presse et d’édition (comme la News/Media Alliance), appelle Meta à abandonner ses nouvelles conditions commerciales d’utilisation.

Meta – Quel est le problème ?
Au centre de la polémique, il y a l’utilisation des contenus pour l’IA.
En effet, les modifications apportées par le géant des réseaux sociaux à ses conditions d’utilisation font craindre aux éditeurs que Meta ne s’arroge le droit de scraper (aspirer) et d’exploiter le contenu des sites web des médias et des éditeurs présents sur ses réseaux.
Cela inclus les articles de presse et les contenus protégés. Le tout afin d’entraîner ses modèles d’intelligence artificielle sans rémunération ni accord préalable.
L’AAP estime que les comptes professionnels sur Facebook, Insta etc. sont piégés.
D’après les associations, ces conditions imposent aux entreprises et éditeurs utilisant les plateformes de Meta d’accorder des privilèges disproportionnés sur leurs données sous peine de devoir quitter totalement ces réseaux essentiels à leur visibilité.
Que répond Meta ?
Face à la fronde des éditeurs et aux signalements adressés aux régulateurs anti-concurriels (notamment aux États-Unis, au Royaume-Uni et dans l’Union européenne), Meta s’est défendu en affirmant que ces conditions concernaient uniquement ses produits publicitaires et commerciaux.
La compagnie nie le scraping généralisé de sites d’information, tout en modifiant certains termes controversés. Une clarification jugée encore insuffisante par la profession. Affaire à suivre.
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