Voici mon avis sur « Dao » qui sort ce 29 avril au cinéma.
Quand on veut proposer un long métrage de 3 heures, il faut avoir la trempe, le talent et l’inspiration.
N’est pas Xavier Giannoli pour « Les Rayons et les Ombres », Francis Ford Coppola pour « Le parrain » ou Michael Cimino avec « Voyage au bout de l’enfer » !

Alain Gomis ne joue hélas pas dans la même catégorie que ces grands cinéastes et son film interminable ne vaut vraiment pas le déplacement.
Avec « Dao », il tente laborieusement une saga familiale et sociétale sans jamais maîtriser son récit ou sa mise en scène.
Dans ce long métrage, il raconte la story de Gloria qui marie sa fille en banlieue parisienne. Quelque temps auparavant, en Guinée-Bissau, elle assistait à la cérémonie qui consacrait son père décédé en ancêtre.
D’une cérémonie à l’autre, entre passé et présent, vie et mort, réalité et fiction, Gloria se réconcilie avec son histoire et connaît un moment de paix.
« Mon film « Dao » est traversé par une réflexion sur une génération d’enfants d’immigrés arrivée à l’âge de la transmission, souvent sans avoir connu leurs grands-parents. Un saut de génération qui interroge le temps, le cycle de la vie. Ce qui m’intéresse, c’est cette idée que l’on n’est jamais vraiment préparé à l’âge que l’on a. On n’est pas plus préparé à avoir cinquante ans qu’à en avoir dix. Chaque âge arrive avec sa part de naïveté. », explique Alain Gomis.
Dao, Dommage !
Trop ambitieux, trop didactique et trop confus aussi : autant de faiblesses dans ce scénario qui perd le spectateur en route.
Et les comédiens souffrent de ces carences qui ne leur permettent pas de convaincre avec leurs prestations. Pour « Dao », une seule solution : Ciao !
Dao, en salles le 29 avril. Durée : 3 h05
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