Exposition Calder – Le funambule de la sculpture s’empare de la Fondation Vuitton

Jusqu’au 16 août, la Fondation Louis Vuitton propose une exposition monumentale en hommage au sculpteur Alexander Calder.

Pour célébrer le centenaire de son arrivée à Paris et les cinquante ans de sa disparition, l’exposition « Calder.

Visite de l'expo Calder à la Fondation Louis Vuitton

Rêver en équilibre » déploie une rétrospective monumentale qui rappelle que l’artiste était bien plus que l’inventeur des mobiles. Réservez votre entrée ici.

De la ligne de fer à la performance

Tout commence en 1926. Le jeune Calder débarque à Montparnasse et, tel un magicien, commence à « dessiner dans l’espace » avec de simples fils de fer.

L’exposition fait la part belle au mythique Cirque Calder, prêt exceptionnel du Whitney Museum. Bien plus qu’un jouet, ce cirque miniature est une véritable performance où l’artiste manipule clowns et acrobates sous les yeux d’une avant-garde conquise. On y perçoit déjà son obsession pour le mouvement et l’éphémère.

 

La naissance d’un langage : Mobiles et Stabiles

C’est une visite dans l’atelier de Piet Mondrian en 1930 qui provoque le basculement vers l’abstraction. Calder veut faire bouger la couleur.

De cette quête naissent les « Mobiles », baptisés ainsi par Marcel Duchamp. Ces structures, d’abord motorisées puis simplement mues par les courants d’air, transforment la sculpture en une chorégraphie imprévisible.

 

En réponse, Jean Arp nommera « Stabiles » ses œuvres statiques. L’exposition souligne cette dualité : Calder n’est pas seulement le “sculpteur du vent”, il est aussi un maître de la masse et de la gravité.

Un dialogue entre pairs : Calder au cœur de l’avant-garde

Loin de l’isoler dans son génie, l’exposition replace Calder au centre d’un écosystème créatif foisonnant.

Ses chefs-d’œuvre dialoguent ainsi avec ceux de ses contemporains et amis, tels que Piet Mondrian, dont l’atelier fut le déclic de son passage à l’abstraction, mais aussi Jean Arp, Joan Miró, Pablo Picasso ou encore Barbara Hepworth.


Cette mise en regard permet de saisir à quel point l’inventivité de Calder a bousculé les codes de l’époque. On y découvre aussi ses peintures, les bijoux créés ou encore des sculptures de bois.

Une œuvre protéiforme et monumentale

Si le grand public l’associe souvent à la légèreté des suspensions, le parcours de la Fondation — qui s’étend sur 3 000 m² et jusque sur les pelouses — dévoile un Calder total. On y découvre des Bijoux? Ce sont de véritables sculptures à porter, forgées avec une rudesse élégante.

Il y a aussi les Constellations, des structures murales qui semblent capturer le cosmos.
Ne manquez pas les Critters, les figures fantasmagoriques en métal peint.
Enfin, il y a un florilège de sculptures géantes des années 60-70 qui redéfinissent l’espace public.

« Les mobiles de Calder empruntent leur vie à la vie vague de l’atmosphère. » — Jean-Paul Sartre, 1946.

L’exposition est une démonstration éclatante que, cinquante ans après sa mort, l’art de Calder n’a rien perdu de sa dynamique : il continue de flotter, de tinter et de nous faire rêver en équilibre. Découvrez le catalogue de l’expo publié en coédition avec Hazan. Suivez ce lien ou Cliquez ici. 
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