Le Musée d’Art Moderne de Paris rend hommage, jusqu’au 12 juillet 2026, à l’une des figures les plus fascinantes et insaisissables du XXe siècle : Brion Gysin. Intitulée “Le dernier musée”, cette exposition d’envergure déploie plus de 140 œuvres pour lever le voile sur cet artiste “touche-à-tout” qui a passé sa vie à brouiller les frontières entre les disciplines. Découvrez le catalogue ici.

Brion Gysin – Un artiste aux mille visages
Né en 1916, Brion Gysin n’était pas seulement un peintre ou un poète ; il était une force créatrice nomade. Membre informel mais central de la Beat Generation, il marque l’histoire de l’art par ses innovations radicales.
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— IDBOOX (@IDBOOX) April 13, 2026
On lui doit par exemple, le Cut-up. Une technique de collage textuel qu’il a transmise à son ami William S. Burroughs, révolutionnant la littérature et la poésie.

Pour exemple aussi, La Dreamachine. Cette Invention mythique est destinée à être regardée les yeux fermés. Elle des pulsations lumineuses pour induire un état de rêve éveillé sans l’usage de substances. Vous pourrez l’essayer sur place.

Il crée aussi l’écriture plastique. c’est un style unique où le signe calligraphique rencontre l’abstraction picturale.

Le dernier musée, pourquoi ce titre pour l’exposition ?
L’exposition souligne le lien charnel entre Gysin et la capitale française.
Le titre « Le dernier musée » s’inspire d’une série photographique de 1977 réalisée par l’artiste alors qu’il résidait face au chantier du Centre Pompidou.

En observant la construction de Beaubourg, Brion Gysin a eu le choc d’y voir la matérialisation physique des grilles et des structures qu’il peignait depuis des années.
Il considérait ainsi ce bâtiment comme l’aboutissement architectural de sa propre pensée, faisant de l’édifice son ultime musée personnel.

Un parcours en dialogue
Loin d’être un simple accrochage monographique, l’exposition met en lumière l’aura “magique” de Gysin à travers ses amitiés et son influence sur ses contemporains.
On y découvre ses œuvres en résonance avec celles de : Keith Haring, Patti Smith ou encore John Giorno. Ils ont tous puisé dans son univers une liberté formelle absolue.
Pourquoi y aller ?
C’est une occasion rare de plonger dans l’univers d’un explorateur des marges qui a fait de la Ville de Paris son légataire universel.
Entre poésie sonore, cinéma expérimental et peintures hypnotiques, l’exposition prouve que, bien qu’il ait fréquenté toutes les avant-gardes, Brion Gysin reste aujourd’hui encore d’une modernité percutante.
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