Voici mon avis sur « La Vénus électrique » qui sort ce 13 mai au cinéma. Présenté en ouverture, et hors compétition, au Festival de Cannes, ce nouveau et 11ème long métrage de Pierre Salvadori a tous les atouts pour séduire le public.

Un scénario original, une mise en scène élégante, des acteurs qui jubilent et une belle reconstitution du Paris des années 1920 : voilà les ingrédients de cette ravissante « Vénus électrique ». C’est à la fois drôle, poétique, rythmé, inspiré et touchant.
La Vénus électrique, de quoi ça parle ?
En 1928, Antoine Balestro (formidable Pio Marmaï), jeune peintre en vogue, n’arrive plus à créer depuis la mort de son épouse (excellente Vimala Pons) et désespère Armand, son galeriste (campé avec brio par Gilles Lellouche).
Un soir d’ivresse, Antoine tente d’entrer en contact avec sa femme par l’intermédiaire d’une voyante. Il parle en réalité avec Suzanne
(délicieuse Anaïs Demoustier), une foraine qui se révèle douée pour l’imposture et enchaîne les fausses séances sur les conseils d’Armand.
Peu à peu, Antoine retrouve l’inspiration, mais pour Suzanne les choses se compliquent car elle tombe amoureuse de l’homme qu’elle manipule. « Le fait est qu’avec l’époque, l’occultisme, la foire, les galeries, les possibilités étaient immenses, mais je ne voulais pas faire un film folklorique sur le monde du cirque, ou un film sur la peinture ou l’art. C’est juste un arrière-plan. Ce qui me plaisait dans l’idée de Rebecca Zlotowski et Robin Campillo, c’est qu’elle m’ouvrait un chemin vers encore plus d’ironie, plus de fiction et donc de mise en scène. C’est pour cette raison que je voulais la développer. L’exercice du scénario ne m’enchante pas vraiment. Ce qui m’intéresse, c’est lorsque celui-ci inspire une mise en scène plus qu’il ne propose un récit. », dit le réalisateur Pierre Salvadori.
On aime !
On prend beaucoup de plaisir avec cette comédie d’époque où les situations cocasses rivalisent avec des dialogues finement ciselés, le tout dans un raffinement permanent. Avec ce film qui fait honneur au cinéma français populaire et de qualité, le Festival de Cannes a effectué le bon choix pour commencer ses festivités. Plongez vous avec délice dans ce Paris d’antan !
La Vénus électrique, en salles depuis le 12 mai. Durée : 2 h 02
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