Voici mon avis sur « La maison de nos rêves » qui sort le 7 octobre dans les salles de cinéma.
Dans le rayon « comédie française lourdingue », ce film de Claude Zidi Jr a largement sa place.

Un an après son pitoyable « Le jour J », le fils du célèbre Claude Zidi ( « Les sous doués », « Inspecteur la bavure », « Les ripoux », « Astérix et Obélix contre César ») retrouve, de nouveau, Kev Adams dans ce long métrage tellement pas drôle qu’il en devient…risible !
Largement inspiré de l’excellent « Le viager » de Pierre Tchernia avec Michel Serrault, sorti en 1972, ce sous-produit patauge dans la médiocrité et l’absence de modernité.
Dans « La maison de nos rêves », un jeune couple pense avoir enfin trouvé la solution miracle pour devenir propriétaire : un viager, une maison sublime au bord du lac, une dame mourante, bref, le plan parfait.
Mais une fois le contrat signé la dame va beaucoup mieux et va transformer leur rêve immobilier en véritable cauchemar.
« Il se trouve que j’ai vécu une expérience assez similaire à celle du film même si elle est un peu plus triste. La comédie vient souvent de situations dramatiques de la vraie vie… Il y a quelques années, nous avons acheté un viager avec mon père et malheureusement ça ne s’est pas bien passé : la famille de la vendeuse était contre, elle s’est retournée contre nous et tout cela a fini en procès… J’en ai été assez meurtri car nous l’avions vraiment fait dans l’optique d’aider cette dame. Au-delà de cela, je me suis rendu compte que le principe même du viager était une vraie exception française : aux États-Unis c’est considéré comme une aberration ! », raconte Kev Adams.
Un sous produit qui sent la naphtaline et baigne dans la médiocrité la plus démodée
L’humoriste, par ailleurs co scénariste et coproducteur de cette véritable bouillie cinématographique, tient le rôle principal aux côtés de Camille Aguilar et de Chantal Ladesou.
La comédienne, devenue une complice de Kev Adams à la fois sur grand écran et dans l’émission de TF1, « Mask Singer », en fait des tonnes dans son registre habituel qui commence sérieusement à lasser alors qu’on connaît ses qualités d’actrice.
Dans cette comédie qui sent la naphtaline et le mauvais goût, la mayonnaise de l’humour a mal tourné. À vouloir attirer le plus large public possible pour séduire les financiers des grandes chaînes de télévision, on perd son âme et son ambition artistique.
Kev Adams était beaucoup plus inspiré avec « Maison de retraite », l’une de ses meilleures prestations, en 2022, qui s’était soldée par un grand succès populaire, plutôt mérité.
Sa « Maison de nos rêves » se transforme, hélas, en maison…des cauchemars !
. La maison de nos rêves, en salles le 7 octobre. Durée : 1 h 30
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