IA – Les géants du livre et les auteurs attaquent Meta et Zuckerberg

Le géant du numérique Meta (Facebook, Instagram) fait face à une offensive judiciaire sans précédent. 

Une plainte collective a été déposée aux États-Unis par les plus grandes maisons d’édition et des auteurs de renom contre l’entreprise et son dirigeant, Mark Zuckerberg, pour violation massive du droit d’auteur.
openai intelligence artificielle

Les Big Five de l’édition s’unissent

Pour la première fois dans la lutte contre les dérives de l’intelligence artificielle, les cinq plus grands éditeurs mondiaux (souvent appelés les “Big Five”) ont joint leurs forces pour porter plainte.

Il s’agit de Hachette Book Group, HarperCollins, Macmillan, Penguin Random House et Simon & Schuster.

Accompagnés par des auteurs comme Scott Turow, ancien président de l’Authors Guild, ils accusent Meta d’avoir pillé leurs catalogues pour construire ses modèles d’IA.

Pourquoi cette plainte ?

Selon Publishers Weekly, Meta aurait utilisé des millions de livres et d’articles protégés pour entraîner son système LLaMA.

L’entreprise n’aurait pas utilisé de sources légales, mais se serait servie dans des bases de données comme “Books3”, qui regroupent des contenus piratés provenant de sites illégaux comme LibGen.

Mary Rasenberger, directrice générale de l’Authors Guild, qualifie cette pratique de « violation du droit d’auteur la plus flagrante de l’histoire », affirmant que Meta a transformé le travail des auteurs en une machine à générer des profits sans leur verser un centime.

Mark Zuckerberg personnellement visé

La plainte est d’autant plus sérieuse qu’elle cible personnellement Mark Zuckerberg. Les documents judiciaires indiquent qu’il aurait « personnellement autorisé » l’utilisation de ces données piratées, préférant ignorer les droits de propriété intellectuelle pour ne pas perdre de vitesse face à ses concurrents comme Google ou OpenAI.

En France : le SNE a devancé les éditeurs américains

Ce mouvement de contestation traverse l’Atlantique. En France, le SNE (Syndicat National de l’Édition) a également entamé une procédure contre Meta, en mars 2025. (lire notre article) [A date nous n’avons pas de nouvelles de cette procédure].

Les éditeurs français dénoncent la même opacité et le même manque de respect pour la création littéraire, exigeant que l’entraînement des IA se fasse avec le consentement des auteurs et une rémunération juste.

Quel enjeu pour l’avenir ?

L’issue de ce procès déterminera si les entreprises technologiques peuvent s’approprier gratuitement le patrimoine culturel pour créer des outils commerciaux.
Pour les éditeurs et les auteurs, il ne s’agit pas de refuser le progrès, mais de s’assurer que l’innovation technologique ne se bâtisse pas sur la destruction économique des créateurs.

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