Voici mon avis sur « Father » qui sort ce 27 mai au cinéma.
Les cinéastes des pays de l’Est ont souvent tendance à noircir le tableau. C’est le sentiment qui ressort de ce film, à la fois mal construit et épouvantablement glauque.
Dans « Father », Michal et Zuzka sont un couple épanoui. Comblé par la réussite et la présence de leur petite fille, Dominika. Mais un jour de canicule, un drame vient briser leur amour et bouleverser leur quotidien. Leur histoire est exposée par les médias et malgré le poids de l’opinion et de leur entourage, un lien fragile va renaître entre eux. Entre culpabilité et amour.
« Lorsque mon co-scénariste m’a raconté l’histoire de son meilleur ami – l’homme qui a vécu cette tragédie -, ma première réaction a été de penser qu’un tel événement ne pouvait pas être filmé. Et pourtant, malgré ce réflexe, quelque chose s’est ouvert en moi. J’ai senti presque intuitivement que ce récit ne se réduisait pas à un terrible drame, mais qu’il racontait quelque chose de plus profond sur notre humanité. J’ai alors dû accepter que moi aussi, je pouvais me retrouver dans une situation tout aussi épouvantable. », dit la réalisatrice et actrice slovaque Tereza Nvotovà.
Father – Déprimant !
Tout est outrancier dans ce long métrage. Le jeu des acteurs, le scénario caricatural et la mise en scène ultra démonstrative. Et le sujet, inspiré d’un fait réel, peut entraîner une dépression chez les spectateurs.
Trop de pessimisme sur grand écran incite le public à fuir les salles. En tirant sur la corde dans ce registre, « Father » sombre dans le vide absolu. Au nom du Père et du Mauvais esprit… évitez ce film nauséabond !
Father, en salles le 27 mai. Durée : 1 h 42
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