Cinéma – Mon coup de cœur de la semaine L’Objet du délit

Voici mon avis sur “L’Objet du délit » qui sort ce 27 mai dans les salles de cinéma.

Présentée hors compétition au dernier Festival de Cannes, cette comédie, à la fois sociétale et culturelle, est un pur joyau.

Critique ciné l'objet du délit

Comme toujours dans les films écrits et réalisés par Agnès Jaoui, le rire oscille avec le drame. 8 ans après « Place publique », l’ex compagne de Jean-Pierre Bacri (disparu le 18 janvier 2021) revient à la mise en scène.

Avec son 6ème long métrage comme réalisatrice, elle nous emmène dans le monde de l’art lyrique.
Dans les coulisses d’une ambitieuse production de l’opéra «Les Noces de Figaro». Les tensions naissent lorsqu’une accusation d’agression sexuelle éclate, mettant en péril le spectacle et forçant chacun à prendre position. Les conflits d’opinion et de génération apparaissent.

Pour Agnès Jaoui, les raisons qui l’ont amenée à faire ce film sont nombreuses : « L’une des principales est de réfléchir aux raisons qui font qu’une véritable égalité entre les hommes et les femmes soit si désespérément difficile à obtenir. Si on s’intéresse à l’histoire du féminisme, et bien avant que le mot ne soit inventé, car la demande d’égalité entre les hommes et les femmes date de la naissance de l’humanité, on remarque que chaque avancée n’est jamais définitivement acquise, et que des réflexes archaïques demeurent. En France, les femmes ont eu le droit de divorce, à la Révolution, avant qu’on le leur retire. Aux USA, le droit à l’avortement est remis en cause, et même supprimé dans certains états.»

L’objet du délit, du cinéma comme on l’aime !

On retrouve dans cette œuvre le sens du récit, la richesse des dialogues et la maîtrise de la mise en scène des précédents longs métrages d’Agnès Jaoui.

Elle tient l’un des rôles principaux aux côtés de Daniel Auteuil, Eye Haïdara, Claire Chust et Oussama Kheddam. Une véritable troupe qui interprète une formidable partition cinématographique. Tout est juste, raffiné et décapant. On ne s’ennuie jamais, grâce à un rythme efficace.

Agnès Jaoui peaufine ses scénarios comme un peintre qui travaille chaque détail sur sa toile. Et elle n’oublie jamais de penser au public car si son film baigne dans l’intelligence, il offre aussi un vrai divertissement.
Croquez à pleines dents cet… objet du délice, dédié à Jean-Pierre Bacri.

L’Objet du délit, en salles le 27 mai. Durée : 2 h 13
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